"Je n'ai pas vécu la liberté, mais je l'ai écrite sur les murs" (la révolution syrienne)

A LA UNE

Des fleurs aux « nègres » inconnus

in Mémoires Vives by
  • n2-e1525890162496.jpg
  • n1-e1525890143937.jpg

« On ne peut pas changer tout ce qu’on affronte, mais rien ne peut changer tant qu’on ne l’affronte pas. L’Histoire n’est pas le passé, c’est le Présent. Nous portons notre histoire avec nous. Nous sommes notre histoire. » James Baldwin Cela se passe à Lisbonne – à Belém plus exactement – dans le Jardim do Ultramar. Le jardin d’Outremer a été créé au début du siècle dernier. Ses sept hectares sont plantés d’espèces exotiques très rares, africaines et asiatiques. On s’y rend pour l’époustouflante allée de palmiers, pour son lac, pour le jardin japonais caché. On y admire les essences tropicales provenant des anciennes colonies. On s’y rend après la visite du monument aux découvertes (le Padrão dos Descobrimentos), proue de bateau immaculée sur l’embouchure du Tage, pointant les horizons merveilleux que ses héros ouvrirent pour le Portugal et l’Europe en partant depuis ce point à la conquête d’un monde qui leur appartenait forcément. On ne peut le regarder, superbe de blancheur et de promesses, que gonflé de quelque chose qui ressemble à l’orgueil des fils d’aventuriers. On oublie souvent que ce monument fut construit en 1941 sous la dictature du nationaliste Salazar et qu’on ne peut en ignorer le dessein… Ils sont deux. Au milieu des touristes qui déambulent dans le jardin d’Outremer, plus personne ne les voit. Ils sont des espèces exotiques parmi des espèces exotiques. Des spécimens, pas des personnes. Ils ne sont pas là pour eux-mêmes mais pour représenter leur espèce. C’est le sommet de…

Lire la suite

Théâtre de l’absurde

in Révolution by

Hier soir à l’Odéon, une commémoration de mai 68 était célébrée. Ce lieu fut le théâtre de cette revolution rendant l’utopie possible dans la lutte contre l’asservissement aux structures imposées et la quête de nouvelles plus adaptées aux hommes. Dehors, des étudiants demandaient à entrer gratuitement. Après tout, il s’agissait de mai 68, pas d’un produit culturel marchandable. Les organisateurs ne savaient-ils pas que les manifestations étudiantes actuelles faisaient écho aux évènements d’il y a cinquante ans?

Lire la suite

Tal Bruttmann: L’antisémitisme n’est pas propre à la droite ou l’extrême droite, il a toujours été présent sur l’ensemble de l’échiquier politique

in Entretiens by &

Un entretien avec Tal Bruttmann historien, spécialiste de la Shoah. LC : Commençons par la fin. Quand on te demande pour qui tu écris, tu dis «  pour ceux qui veulent savoir ». Et tu ajoutes, à propos de certains de tes articles, qu’ils sont lus à peu près autant que des poèmes en auto-édition. A côté de ça, une bonne partie de l’activité négationniste a consisté ces vingt dernières années à penser et à mettre en œuvre, ce qu’on pourrait appeler une contre-éducation populaire. Eux, pour imposer leur propagande, ont massifié les mensonges sur le nazisme et le génocide, ont réussi à exploser toutes les barrières sociales qui font que plein de gens n’ont même pas l’idée de s’intéresser à l’Histoire. Est-ce qu’à un moment, en tant qu’historien, tu ne t’interroges pas avec tes collègues sur la nécessité et l’intérêt d’organiser une contre-offensive tout aussi massive ? Une partie de la production des historiens, les articles scientifiques notamment, s’adresse à un cercle restreint, en raison de la nature pointue ou technique de ces articles, publiés dans des revues spécialisées. Ce qui ne veut absolument pas dire que l’histoire ne doit pas être vulgarisée et diffusée auprès du plus grand nombre. C’est l’autre face du boulot d’historien. Mais on ne peut forcer personne à lire. Sauf que l’essentiel de la vulgarisation en histoire passe de fait par d’autres biais, comme les documentaires à la télé, voire des revues grand public. Et entre un livre qu’il faut aller acquérir, ou emprunter dans une…

Lire la suite

Berlin: Une semaine de soutien à la révolution syrienne face à la propagande des prétendus pacifistes

in Chroniques de la violence brune by

Trois évènements avec des ressemblances frappantes, vus à travers les yeux d’une Berlinoise : Une manifestation pro-Assad, Les veilles du lundi (« Montagsmahnwachen ») et une manifestation de Die Linke. Comment est-ce possible que, depuis 7 ans, les Syriens meurent sous les bombes de Poutine et d’Assad pendant que le monde entier les regarde et qu’au lendemain de l’intervention des Etats-Unis et ses alliés, qui dure à peine une heure, 1000 personnes descendent dans la rue à Berlin pour crier « non à la guerre ! » ? Qu’au-dessus de ces prétendus rassemblements « pour la paix » flottent les drapeaux fascistes d’Assad et de Poutine, se mélangeant en parfaite harmonie aux couleurs arc-en-ciel et au blanc de la colombe ?

Lire la suite

Folklore de la zone mondiale, spectacle, tendresses, grimaces et solidarités

in Instants by

Comme d’habitude, on fera d’abord la grimace. On n’aime pas les têtes, celles qui prennent toute la place sur l’affiche, parce qu’elles ont la gueule de l’emploi de l’actu du jour. D’accord, on n’aimait pas le “carré de tête”, ses dirigeants compassés, bras dessus, bras dessous, soigneusement sélectionnés et par qui d’abord, pas par ceux qui manifestent derrière, bien plus larges que les seuls syndiqués. Mais que le cortège de tête lui soit passé devant, on n’aime pas non plus. C’est plus facile d’en être, diront-ils sous les cagoules, oui mais qui a décidé que la tête de cortège devait porter cagoule, casser des trucs, et avoir des banderoles spirituelles et décalées ? Même si ça fait tellement rire de voir les obtus de BFM TV les commenter, la question reste, qui a décidé ? C’est toujours la même chose, on voudrait qu’il n’y ait pas de tête. Mais toutes les têtes, celles qui luttent timidement, celles qui sont venues juste pour marcher, c’était le 1er mai, le 1er mai, c’est le jour de tout le monde et donc, oui, du plus petit dénominateur commun, désolés, on est certains à avoir des désirs modestes, certains jours, juste marcher. Et être vus à marcher.

Lire la suite

Une élève du lycée Marcelin Berthelot et sa mère menacées d’expulsion

in Non classé by

Une élève du lycée Marcelin Berthelot à Saint-Maur et sa mère menacées d’expulsion Veronika et sa mère sont arrivées en France en 2013. Elles ont fui l’Ukraine où leur intégrité physique et leurs vies étaient menacées. Veronika a un permis de séjour qui prendra fin juste après le bac tandis que sa mère a reçu une “obligation de quitter le territoire français” pour le 13 avril 2018. Compte tenu des circonstances – cette élève est fille unique, son père est décédé, sa mère est malade et son retour dans le pays d’origine présente des risques majeurs – elle ne laissera pas sa mère repartir seule… Elle devra donc renoncer à son baccalauréat, à ses études de droit et à tous les projets pour lesquels elle s’est battue et a fait tant d’efforts. Lire la suite de la pétition adressée au Préfet du Val de Marne par le collectif de soutien local et la signer ICI

Lire la suite

“Bachar à la ZAD”, un slogan sale

in Chroniques du déni by

“Macron fait son Bachar à la ZAD”. Cette photo de tag apparue sur le net suscite les réactions. Car il dit beaucoup de la recomposition politique et du confusionnisme ambiant. Ce qui surprend dans ce slogan c’est qu’il est tout à la fois une reconnaissance des crimes de Bachar al Assad et leur négation par la mise en équivalence avec les lacrymos de Macron. Tout en « humour » évidemment, une blague potache. De façon significative on reproche aux Syriens où à ceux de leur défenseurs qui ne goûtent pas la blague de manquer de sens du second degré ou de ne pas être capable de saisir le jeu de mot. Pour tenter d’en comprendre toute la puissance nous avons cherché un peu l’origine de ce jeu de mot sur Twitter.

Lire la suite

Tyrannie des minorités: de Macron à Autain, le discours fasciste se recycle en boucle

in Chroniques du déni by

“L’objectif est toujours de réconcilier et unir, on ne le fera pas en un jour, pas par l’inaction, pas en cédant à la tyrannie de minorités qui se sont habituées à ce que l’on leur cède”. Emmanuel Macron 15 avril 2018. Et c’est ainsi que le Président utilisa, contre les luttes sociales, le concept de ” tyrannie des minorités”, popularisé par tous les racistes et tous les antisémites. Le glissement idéologique, s’il n’est pas original, est significatif. Lors de la campagne des primaires de la droite et du centre, Nicolas Sarkozy, lancé dans une tentative frénétique de recherche des voix de l’extrême-droite l’avait également utilisée, en affirmant que ” la République reculait chaque jour davantage devant la tyrannie des minorités”. Lesquelles selon lui, étaient constituées en vrac par “les lycéens”, les “casseurs”, les “zadistes” et les “islamistes radicaux”.

Lire la suite

Syrie: la Dictature, c’est la Paix ?

in Chroniques du déni by

Londres 13 avril 2018: les prétendus mouvements anti-guerre appellent comme partout en Europe à se mobiliser “pour la paix en Syrie”. Leur définition de la paix en actes: le drapeau de la dictature d’Assad flotte sur leur manifestation. Issu du compte twitter de Peter Tatchell, activiste opposé aux frappes mais opposé au régime de Bachar al Assad

Lire la suite

#5mai: le confusionnisme qui casse

in Chroniques du déni by

Mercredi 4 avril François Ruffin, député insoumis, revenait à la bourse du travail tenter de lancer une proposition, une grande manifestation avec lui un samedi: #AvecMoile5Mai. L’idée n’est pas de rejouer la Nuit Debout mais Ruffin avait quand même pensé à ramener les mêmes ingrédients: Frédéric Lordon, Loïc de Jolie Môme et la fanfarre qui permet d’éviter que la salle n’émette trop d’idées d’organisation démocratique. Rapidement renommée “La Fête à Macron” histoire d’avoir un but, le #5mai fleurit sur les comptes insoumis et tente de se doter de comités d’organisations. Lordon explique que la date du 5 mai fut choisie par commodité. En effet, le 28 avril la grève des cheminots empêchait les gens de venir en train et puis c’était les vacances de la zone parisienne. Et le 1er mai ça aurait eu l’air d’être à la remorque des syndicats. Donc le 5 mai “Toutes les organisations, politiques, syndicales, associatives, sont invitées à se l’approprier – pourvu qu’elles soient capables du discernement minimal et d’accepter de se fondre dans un ensemble plus vaste qu’elles.” Martinez a annoncé que la CGT ne comptait pas participer. Le lendemain, 5 avril, Olivier Besançenot, Benoît Hamon, Pierre Laurent et François Ruffin se retrouvaient à Woincourt pour défendre les lignes de proximités…

Lire la suite

Ken Loach, docteur Honoris Causa de l’ULB? Une diversité très sélective

in Prises de positions by

L’ULB, Université du libre examen, a choisi cette année d’honorer le réalisateur Ken Loach. Ce choix est motivé selon la direction  par l’engagement social et progressiste de ce dernier. Cette nomination a cependant suscité les protestations de plusieurs organisations juives et antiracistes qui  rappellent  les positions de Ken Loach récentes ou plus anciennes, concernant l’antisémitisme et le négationnisme.  En réponse à ces reproches l’université se retranche derrière une diversion  jésuitique: “Monsieur Loach a été choisi par le Conseil académique de l’ULB, dans le cadre de l’Année des Diversités, en raison de son “œuvre militante relative aux conflits sociaux et la lutte pour le droit des travailleurs ou des immigrés clandestins“. Nous ne souhaitons pas en déplacer la focalisation vers le conflit israélo-arabe, ce qui serait en dénaturer” totalement la signification et la dimension. Dans ce contexte, si les prises de position politiques de Monsieur Loach dans le cadre du conflit israélo-arabe attirent inévitablement les critiques de ses opposants, aucun élément du parcours de ce cinéaste engagé ne permet cependant d’étayer des accusations d’antisémitisme ou de révisionnisme à son égard. Aucune de ses œuvres ne traite d’ailleurs de ce conflit. Le soutien au boycott académique d’Israël, qui lui est reproché, n’est pas et n’a jamais été la position de l’ULB en tant qu’institution, mais ne peut le disqualifier pour autant. L’engagement très ferme de l’ULB contre toute forme de racisme ou d’antisémitisme, et a fortiori de négationnisme, est une constante que nous souhaitons réaffirmer ici avec force. » Que de beaux…

Lire la suite

Non, il n’est pas possible de séparer la « critique des médias » de la défense de Bachar al Assad

in Médias etc. by

La crise qui vient de s’abattre sur Le Média est assez symptomatique et aussi un révélateur de ce qu’est la critique des médias. Le Média et sa ligne éditoriale sur la Syrie n’est pas un accident de parcours mais une tentative courageuse de traduire la critique des médias en actes. Et il n’a pas démérité, il est un pur produit de la “critique des médias” et de ce qu’elle est destinée à produire.

Lire la suite

Médias alternatifs

in Médias etc. by

C’est vraiment amusant, cette arnaque sémantique, parce que finalement c’est un peu la seule de nos ruses de militants qui voulaient devenir modernes qui a fonctionné. A la fin des années 90, c’était horriblement has been, d’être genre militant révolutionnaire classique. Bon déjà, on avait eu la chute du Mur de Berlin. C’était pas seulement l’effondrement des staliniens, c’était l’effondrement tout court, la révolution ça ne faisait pas rêver. Et en plus, on avait Robert Hue ou des trucs comme ça. Les anarchistes, c’était pas mieux, les gens aimaient bien le style mais bon après de là à militer sur la base de révolutions ratées y’a 70 ans, bon. Non, militer c’était un gros mot. Ringard et suranné. Comme “journal militant”, Comme “parti” ou “organisation”. Il fallait plus dire ça. Il fallait dire ” réseaux” , “coordination”, “activiste”. Et “alternatif”. Gommer la notion de conflictualité, d’opposition, non , fallait être vecteur d’agitation et de cogitation, tu vois. Entre individus totalement libres et indépendants, pas de rapports de pouvoir, mais non, mais non. Donc du coup, hors de question de faire un “site militant”. Ben non, “média alternatif”. Objectif, neutre, indépendant. Surtout que les gens croient pas s’engager avec toi, hein.

Lire la suite

A quoi servent les Fake News?

in Médias etc. by

Fondamentalement à quoi servent les « fake news » ? A quoi servent les « news » en fait ? A créer du lien social. D’un point de vue fonctionnel, les news ça ne sert à rien d’autre. On ne va pas soudain changer de vie en apprenant une nouvelle. Par contre, on va en parler au café ou au boulot « tu as vu ? – oh ouais c’est terrible – oui, en effet ». Autour d’une news, on échange, on partage, on témoigne de son attachement à certaines valeurs auprès d’un autre humain qui va répondre positivement ou négativement. En partageant une nouvelle avec ses semblables on crée la société démocratique en réalité qui existe principalement dans ce genre de partage. On vote une fois de temps en temps mais tous les jours on va échanger avec les autres sur le pluralisme de la société : « tiens tu as vu y’a des gens dans la société qui croient que la terre est plate – oui c’est fou dans quel monde on vit… » : c’est en partageant des news qu’on se rend compte des valeurs partagées, de l’existence d’autres groupes sociaux avec d’autres valeurs, de la pluralité des points de vues etc. Ce principe non-fonctionnaliste fait qu’il est difficile, dans nos sociétés capitalistes, de comprendre à quoi peut bien servir une news et à quoi les médias servent en général. Ca produit rien d’autre que du lien social ? Mais ça sert à rien !? D’où une…

Lire la suite

Pierre le Corf, dans l’enfer de la propagande du régime de Bachar-al-Assad

in Révolution by

On pourrait le prendre pour un de ces illuminés comme les guerres en attirent immanquablement, un garçon en mal d’aventure venu se payer le grand frisson en Syrie. On pourrait être seulement désolé pour lui et passer son chemin sans plus d’un haussement de sourcil. Il aurait dû rester une anecdote sordide dans une histoire qui le dépasse. Seulement voilà : le bougre est diablement moins ingénu qu’il ne veut le laisser paraître et s’est fait en quelques mois une place coquette sur les réseaux sociaux et dans la presse. On a même vu sa ganache faire l’objet d’un sujet du JT de France 2 le 5.10.2016, un de ces « grands médias » qu’il vilipende pourtant à l’envie à coups d’ « on vous ment, on vous manipule », credo qu’il partage avec la fachosphère 2.0. Alors face au succès, Dieu merci tout relatif, d’un story telling séduisant et au moment où Bachar et Poutine mettent à mort le peuple syrien, je ne pouvais pas rester sans réagir.

Lire la suite

Point de suspension, retrait définitif!

in Vidéos by

En décembre 2017, Gallimard annonçait la réédition des pamphlets antisémites de Céline, dont l’un publié sous l’Occupation. À la mi-janvier, sous la pression, Antoine Gallimard annonce une « suspension » provisoire, se déclare victime de la censure et accuse « les musulmans » d’être les « vrais » antisémites. Ce 19 janvier 2018, quelques amis de la bien-pensance sont allés à la librairie Gallimard pour y lire des extraits de la prose exterminatrice de Céline et exiger le retrait définitif du projet de réédition. De fait, « créée en 1919 par Gaston GALLIMARD pour servir de vitrine aux publications de sa maison, la librairie continue à présenter tout le fonds disponible des Editions GALLIMARD », même si elle est aussi devenue « une librairie générale ouverte à la production des autres éditeurs » (selon la description du site). Pourtant, la lecture a suscité des violences verbales et physiques du personnel de la librairie, au prétexte que ces amis de la bien-pensance se seraient trompés d’adresse. Ils ont d’ailleurs été soutenus par des clients qui se sont comportés en propriétaires et en ardents défenseurs de la liberté d’expression antisémite. Une illustration des limites de la liberté d’expression chez Gallimard. La haine, oui, l’action pacifique, non. Face à l’antiracisme, plutôt censeurs.

Lire la suite

Liberté pour les prisonniers syriens, Freedom for Syrian prisoners!

in Révolution/Vidéos by

“The withdrawal of Assad has ceased to be a priority” – is repeated in the European as well as International Summits. Some like Emmanuel Macron even dare to specify that they do not deny Assad’s crimes against humanity and that maybe one day they’ll demand accountability for those crimes. In this terrible moment when democracies define that a bloodthirsty dictator is unavoidable, we are not only walking on the graves of those who have been killed by the tormentor – but the words and actions of those politicians burry alive the revolutionaries.

Lire la suite

Paris with Syria

in Révolution/Vidéos by

La révolution n’est pas morte. Et de par le monde, son message s’est diffusé, parfois au hasard, comme ces balles de ping-pong recouvertes de mots pour la liberté qui dévalaient les rues syriennes dès 2011. Tant que les messages continueront à dévaler les rues, il y aura quelqu’un pour les ramasser et les renvoyer. 

Lire la suite

Machiavel, la realpolitik et la guerre en Syrie

in Révolution by

Certes, Assad est un tyran qui massacre son peuple, mais… Voici l’argument ultime et absolu des défenseurs de la politique d’Assad et de Poutine en Syrie : évacuer toute morale pour légitimer une realpolitik. Leurs opposants tentent sans aucun succès d’argumenter justement l’humain, la morale, l’éthique, le droit de la guerre, les valeurs sur lesquelles se fondent nos sociétés, les images choquantes de la réalité du massacre. En réalité les pro-Poutine et pro-Assad sont moraux et leur problème n’est pas à l’origine un déficit d’éthique. Ils reconnaissent que Bachar est un tyran, ils savent faire la différence entre le bien et le mal, simplement ils choisissent le mal. C’est un choix pleinement conscient et libre et qu’il est impossible de changer en leur demandant de prendre en compte des arguments éthique et moraux qu’ils ont déjà pris en compte dans leur réflexion. En fait, le choix du mal est un choix éthique. Le réel problème de ces personnes se situe ailleurs : la realpolitik. Et surtout dans la définition qu’en donnent ses partisans : la realpolitik serait simplement le choix du mal. La seule difficulté de la realpolitik serait en fait de faire ce choix et de le tenir courageusement face aux « bisounours », aux « bienpensants », aux « humanistes ».

Lire la suite

1 3 4 5 6
Go to Top