"Je n'ai pas vécu la liberté, mais je l'ai écrite sur les murs" (la révolution syrienne)

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Négationnisme: après la chute de Chouard, briser les cycles de l’antisémitisme de gauche

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C’était il y a un peu plus de dix ans, le 26 décembre 2008. Dieudonné faisait acclamer le négationniste Robert Faurisson sur scène au Zénith de Paris. Pour la gauche radicale c’était un énorme traumatisme, d’autant plus violent qu’il était non dit, étouffé sous des montagnes de déni et de désarroi politique silencieux. L’homme qui avait réussi à faire monter l’obscur négationniste sur la scène d’une grande salle parisienne, à le faire applaudir par une salle chauffée à mort avait été un compagnon de route de la gauche antiraciste. Une de ces petites célébrités que les organisations se disputaient pour venir faire une apparition dans leur cortège de manifestation. Un des héros de la lutte antisioniste tellement en vogue dans les années 2000. Il y avait cependant une vague consolation. Dieudonné à ce moment là, était déjà parti officiellement à l’extrême-droite. De lui-même, mais enfin, il n’était plus des « nôtres », et l’ensemble de ceux qui l’avaient soutenu depuis ses propos antisémites du début des années 2000, et ne l’avaient renié que lors de ses embrassades avec Jean Marie Le Pen en 2006 se réfugièrent là dedans. On gardait l’eau sale du bain antisioniste, mais l’atroce bébé était seulement notre rejeton indigne, nous n’avions plus rien à voir avec ses turpitudes, après tout il nous avait rejetés. Cet alibi, la gauche radicale ne l’aura pas avec Etienne Chouard. De notre rapport à l’antisémitisme, de ces eaux brunes que nous n’avons jamais purgées, la bête négationniste est sortie une nouvelle fois. Mais…

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Trump is Death, Abortion is Life.

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J’ai avorté. Pourquoi, ce n’est l’affaire de personne, sauf la mienne. La semaine dernière, j’ai participé à un rassemblement local de la Journée d’action pour défendre le droit à l’avortement. Parallèlement aux demandes de dons et à la participation sur le terrain, les organisateurs ont demandé à celles qui avaient bénéficié d’un avortement de partager leurs histoires. Les organisateurs ont théorisé qu’en parlant de nos expériences, nous pouvions personnaliser l’acte, l’humaniser. Comme pour la sexualité ou le genre, peut-être, devions-nous nous définir par nos avortements. Mes fils d’actus de réseaux sociaux sont remplis d’histoires d’âmes courageuses offrant leurs traumatismes en sacrifice à la justification de l’avortement. Pour beaucoup, il y a un élément émotionnel profond dans la décision d’avorter. Elles confessent toutes les raisons de leur décision comme si elles demandaient pardon. Victimes de viol. Victimes d’inceste. Victimes d’abus. Foetus non viables. Complications potentiellement mortelles pour la mère ou l’enfant. Mon coeur a mal pour elles , vraiment. Je crois que leurs motivations sont nobles. Mais leurs histoires détournent l’attention de la manière dont cet argument devrait vraiment être encadré. Qu’en est-il de celles d’entre nous qui ne sont pas victimes? Qu’en est-il de celles qui se sont simplement retrouvées enceintes? L’avortement ne doit pas nécessairement être motivé par un traumatisme. J’ai avorté. Je ne vais pas vous dire quel âge j’avais, ou quelle était ma situation à l’époque. Je ne vous dirai pas si j’avais utilisé ou pas une autre méthode de contraception. Je ne vais pas vous dire…

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Une élève du lycée Marcelin Berthelot et sa mère menacées d’expulsion

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Une élève du lycée Marcelin Berthelot à Saint-Maur et sa mère menacées d’expulsion Veronika et sa mère sont arrivées en France en 2013. Elles ont fui l’Ukraine où leur intégrité physique et leurs vies étaient menacées. Veronika a un permis de séjour qui prendra fin juste après le bac tandis que sa mère a reçu une “obligation de quitter le territoire français” pour le 13 avril 2018. Compte tenu des circonstances – cette élève est fille unique, son père est décédé, sa mère est malade et son retour dans le pays d’origine présente des risques majeurs – elle ne laissera pas sa mère repartir seule… Elle devra donc renoncer à son baccalauréat, à ses études de droit et à tous les projets pour lesquels elle s’est battue et a fait tant d’efforts. Lire la suite de la pétition adressée au Préfet du Val de Marne par le collectif de soutien local et la signer ICI

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