"Je n'ai pas vécu la liberté, mais je l'ai écrite sur les murs" (la révolution syrienne)

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Une réponse à Aïssam Ait-Yahya: mon Frère, appelle-moi Marianne

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Donc un jour un « salafiste » a toqué à ma porte, et ce fut toi. Je ne sais si ce mot te convient, je mets les guillemets, et tu ne me peux plus me soupçonner de vision policière. Car je t’ai ouvert, tu t’es assis sur mon canapé d’assimilée soumise, laïque et néo-sioniste, et puis tu as parlé. Trente pages, 45 minutes de lecture, une conférence d’une heure à peu près, sans être interrompu. Ce n’est pas l’envie qui m’en manquait, ni celle de te foutre à la porte et de la claquer derrière . Mais à quoi bon, Aïssam ? Je ne suis pas charcutière de Tourcoing, je suis une petite précaire démocrate insignifiante, sauf si elle refuse de se cacher derrière Gérald. A quoi bon te faire ce qui t’a déjà été fait, fiché S, perquisitionné, mis au ban de tes propres communautés. Salaf, donc, les seuls réac de France qu’on ne voit pas sur les plateaux télé. Non j’ai préféré saisir ma chance. Enfin l’un d’entre vous venait me parler. Oui, me parler, certes tu réponds à un homme, mais chez moi. Et toutes ces années, j’avais tellement de choses à te dire, mon Frère ennemi, mais contrairement à d’autres, je savais que cela ne servait à rien de parler dans le vide. Je vis dans une cité avec des hommes comme toi, et je sais comment vous êtes. Les racontars islamophobes me font bien rire, non vous ne frappez pas les apostates, les métèques, les buveuses d’alcool aux…

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Inégalités scolaires face à la pratique de l’écriture, appel à enquête

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    NDLR :Nous relayons ici cet appel à volontaires pour participer à un travail d’enquête sur les inégalités scolaires. Il s’adresse aux anciens élèves, aux enseignantEs, aux AESH, et à tous les salariéEs et bénévolEs concernéEs ou impliquéEs sur ces questions. Le questionnaire est en ligne ici Dans le cadre d’un cours de licence 3e année consacré à la critique face à la littérature documentaire, j’ai proposé aux étudiant.es de se lancer en groupe dans un travail d’enquête documentaire afin d’éprouver les vertus, en les mettant en pratique à l’échelle d’un article de presse, des quelques principes de l’éthique documentaire. Bien sûr, les étudiant.es étaient invité.es à déterminer l’objet de leur enquête, dans laquelle je n’ai fait que les accompagner. Ça a fonctionné au-delà de mes espérances, au point que beaucoup d’étudiant.es se sont accroché.es à leur projet d’enquête dans les conditions du confinement alors que la tâche était devenue facultative. J’ai par exemple recueilli des enquêtes, réalisées à partir d’un travail de terrain, sur les violences sociales et politiques vécues de nos jours par – je reprends les termes employés par les étudiant.es – la communauté LGBTQIA+, les prostituées, les employé.es de la Poste, celles et ceux de MacDo, les paysan.nes, les membres du réseau social Instagram, les victimes de harcèlement scolaire. J’écris ce statut avec l’accord d’un étudiant lancé pour sa part dans une enquête relative aux “inégalités scolaires face à l’apprentissage et la pratique de l’écriture en primaire et au collège”. Je lui ai proposé de…

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Universalité, équité, justice : le sens des mots

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L’une des caractéristiques du pouvoir actuel est d’utiliser à tout propos les mots du libéralisme politique pour en travestir le sens, tout en détruisant les fondements de la démocratie libérale, notamment les droits civils, pour réprimer toute contestation de sa politique économique néolibérale. Nous reproduisons ici, avec son autorisation, le texte d’Alain Policar, initialement paru le 25 décembre dans Libération, texte qui remet à sa juste place le concept d’universalité qu’osent utiliser les imposteurs du macronisme. On parlera désormais, pour évoquer l’usage des mots par l’actuel pouvoir, de la «langue de la macronie». Langue dévoyée qui mobilise de grands principes pour en détourner le sens. L’universalité est ainsi confondue avec l’uniformité. Il faudrait, au nom de la justice sociale, appliquer un système unique, dit universel, à des situations diverses. L’idée sous-jacente est d’imposer, par l’usage d’un terme consensuel, la conviction de la nécessité de la réforme : ce qui est universel serait nécessaire. Nommer les choses (en l’espèce, mal nommer), c’est performativement chercher à imposer une réalité. De quelle nécessité est-il ici question ? Celle de la compétitivité de l’économie française en contexte néolibéral. Dans cette perspective, il faut en finir avec l’Etat-providence et, pour y parvenir, intervenir massivement : ne plus se contenter de laisser faire mais dessiner un autre avenir dans lequel, comme l’écrit suggestivement Barbara Stiegler sur AOC, la retraite serait devenue un archaïsme, et où l’objectif serait de travailler jusqu’à la mort. Or, alors que l’on nous vante la valeur de l’égalité, on refuse de considérer…

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Polanski: la censure, si seulement…

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Ce sont les idées progressistes radicales qui sont en état de censure sociale dans ce pays. La victoire du retournement victimaire opéré par les réactionnaires et les fascistes en est un des symptômes. Pendant des années, le public de Dieudonné avait cet étrange discours: revenant du Zénith ou d’un théâtre qui avait pignon sur rue, il nous traitait de censeurs en nous mettant en lien des vidéos de Dieudonné virales et vues des millions de fois. A gauche, des centaines de textes et de commentaires défendaient sa liberté d’expression et l’infime minorité qui se positionnait contre ces défenses était traitée comme si elle avait le pouvoir du NKVD. En 2014, l’interdiction d’un de ses meetings sur des milliers, UN seul fut une affaire nationale où il eut le soutien de forces venues de l’ensemble du champ politique. Dans ces mêmes années, le succès des thèses racistes, antiféministes, réactionnaires se matérialisa notamment par leur diffusion permanente à des heures de grande écoute et sur des médias très regardés. Dans les talk shows, sur les chaînes d’info en continu, Zemmour ne fut pas le seul à devenir ce qu’il faut bien appeler une star. On vit défiler des prêtres homophobes, des jeunes femmes contre l’IVG, des dénonciateurs du Grand Remplacement ou du Grand Ensauvagement comme Laurent Obertone. On vit, le soir de l’assassinat du jeune militant antifasciste Clément Méric, une invitation faite à Serge Ayoub sur une chaîne d’information, on invitait donc le néo-nazi qui avait formé les tueurs. Outre leur modèle…

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Les droits de l’homme rendent-ils idiot ?

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C’est un livre pour les idiots utiles de la tyrannie des minorités. Un livre pour les bisounours déconnectés et has been, qui croient encore que bien penser n’est pas une tare, qu’il vaut mieux être politiquement correct que d’extrême-droite, et que démocrate droit de l’hommiste bon teint est moins une insulte que sale fasciste. Un livre décalé, hors du temps qui développe une idée tout à fait surannée. Affirmer comme principe fondateur que les hommes naissent libres et égaux en droits serait un bon socle pour définir l’orientation de l’avenir de l’humanité. Rires. Sarcasmes. Déconstruction. Paradoxes brillants et non conformistes. Les droits de l’homme franchement ? 1789, vraiment ? Et pourquoi pas mai 68 ? L’ouvrage de Justine Lacroix et Jean-Yves Pranchère «  Les droits de l’homme rendent-ils idiot » n’est pas un livre pour 2019. Disons le franchement, il ne trouvera pas son public. Pour que ce soit le cas, il aurait fallu que son contenu arrange une force politique influente dans le temps présent. Ce n’est pas le cas. Il n’épargne personne. Certes, il fait une critique acérée du mythe populiste de la démocratie formelle, réduite à l’existence de scrutins électoraux exprimant la volonté du Peuple. Il rappelle que le vote n’est qu’une des conditions de la démocratie, que sans droit à l’information libre et éclairée, sans protection des opposants politiques, la Majorité n’est pas démocratique . Dans des pays comme la Russie, la Hongrie ou le Brésil, là où l’on tue des journalistes, là où les voix discordantes sont tabassées et…

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Trump is Death, Abortion is Life.

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J’ai avorté. Pourquoi, ce n’est l’affaire de personne, sauf la mienne. La semaine dernière, j’ai participé à un rassemblement local de la Journée d’action pour défendre le droit à l’avortement. Parallèlement aux demandes de dons et à la participation sur le terrain, les organisateurs ont demandé à celles qui avaient bénéficié d’un avortement de partager leurs histoires. Les organisateurs ont théorisé qu’en parlant de nos expériences, nous pouvions personnaliser l’acte, l’humaniser. Comme pour la sexualité ou le genre, peut-être, devions-nous nous définir par nos avortements. Mes fils d’actus de réseaux sociaux sont remplis d’histoires d’âmes courageuses offrant leurs traumatismes en sacrifice à la justification de l’avortement. Pour beaucoup, il y a un élément émotionnel profond dans la décision d’avorter. Elles confessent toutes les raisons de leur décision comme si elles demandaient pardon. Victimes de viol. Victimes d’inceste. Victimes d’abus. Foetus non viables. Complications potentiellement mortelles pour la mère ou l’enfant. Mon coeur a mal pour elles , vraiment. Je crois que leurs motivations sont nobles. Mais leurs histoires détournent l’attention de la manière dont cet argument devrait vraiment être encadré. Qu’en est-il de celles d’entre nous qui ne sont pas victimes? Qu’en est-il de celles qui se sont simplement retrouvées enceintes? L’avortement ne doit pas nécessairement être motivé par un traumatisme. J’ai avorté. Je ne vais pas vous dire quel âge j’avais, ou quelle était ma situation à l’époque. Je ne vous dirai pas si j’avais utilisé ou pas une autre méthode de contraception. Je ne vais pas vous dire…

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Une élève du lycée Marcelin Berthelot et sa mère menacées d’expulsion

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Une élève du lycée Marcelin Berthelot à Saint-Maur et sa mère menacées d’expulsion Veronika et sa mère sont arrivées en France en 2013. Elles ont fui l’Ukraine où leur intégrité physique et leurs vies étaient menacées. Veronika a un permis de séjour qui prendra fin juste après le bac tandis que sa mère a reçu une “obligation de quitter le territoire français” pour le 13 avril 2018. Compte tenu des circonstances – cette élève est fille unique, son père est décédé, sa mère est malade et son retour dans le pays d’origine présente des risques majeurs – elle ne laissera pas sa mère repartir seule… Elle devra donc renoncer à son baccalauréat, à ses études de droit et à tous les projets pour lesquels elle s’est battue et a fait tant d’efforts. Lire la suite de la pétition adressée au Préfet du Val de Marne par le collectif de soutien local et la signer ICI

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