"Je n'ai pas vécu la liberté, mais je l'ai écrite sur les murs" (la révolution syrienne)

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Suprémacisme Blanc

Gab – a platform fight against deplatforming

in Médias etc./Other Languages by

Far Right freedom of expression Gab severely suffered from being blacklisted from all the internet service providers who suddenly cut their ties with the website. The move happened after it was revealed that the Pittsburgh synagogue shooter killing 11 in 2018 was a regular Gab user using the platform to promote its ideology. Gab is a platform preferred by many disinformation or hate speech actors. Like with other alternative platform, users like to benefit from having multiple accounts on other platforms and advertise for them. La Croix Du Sud, an account specialised in translating conspiratorial or disinformative content here promotes his Rumble and Odysee channels. Gab is openly dealing in the Free Speech marketing, branding themselves as protecting free speech and being the safe place for everything that is not unlawful in the US. They brand it in their 2020 annual report. When the internet infrastructure does not want you Gab came under real pressure after one discovered a Gab account attributed to Robert Bowers, the 2018 Pittsburgh synagogue shooter, charged with killing 11 people. After the massacre, Gab was exposed as a hate platform and subsequently dropped by its partners and had to struggle to stay online and with still accepting regular antisemitic posting on its platform. Gab history since that day, is a very interesting tale on how third-party services can be pressured for regulating alternative platforms when it comes to a certain point, and what can alternative platform do to avoid being regulated. After Pittsburgh, PayPal and…

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Terrorisme d’extrême-droite: les faits et les “forcenés”

in Chroniques de la violence brune/Chroniques du déni by

Frederik Limol ne comptera jamais officiellement dans les statistiques du terrorisme, même si ses trois victimes ont eu un hommage national. Il a pourtant abattu trois gendarmes, dans le cadre d’une résistance armée, manifestement anticipée de longue date, même si l’évènement déclencheur à savoir l’appel à la police effectué par une amie de sa compagne qu’il violentait n’a pas dépendu de lui. Mais le choix de la date précise du passage à l’acte n’est pas ce qui distingue le terrorisme du simple fait divers non politique. En l’occurrence, il est arrivé dans de nombreux attentats djihadistes que la date soit déterminée par des évènements extérieurs: par exemple, les attentats de Bruxelles ont eu lieu parce que leurs auteurs savaient avoir très peu de temps avant de se faire arrêter par la police qui les avait repérés. Plus globalement, on ne sait souvent pas très bien, dans le cadre d’attentats commis par les « isolés » de Daech, sans ordre explicite de l’organisation, ce qui détermine le jour où ils se décident à tuer. Il y a d’autres critères qui semblent cependant absents du crime de sang perpétué par Frédérik Limol et qui le distinguent même d’autres terroristes d’extrême-droite. Il n’a  laissé aucun manifeste, et personne ne peut être sûr, en l’état des informations données par le procureur de la République, s’il a agi ou pas en étant préoccupé seulement de motifs qu’il vivait comme personnels au moment du drame. Le problème politique ne réside donc pas dans le fait que son acte…

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La métapolitique de Martin Heidegger et l’extrême-droite internationale

in Chroniques de la violence brune/Chroniques du déni by

Note de la rédaction: dans les milieux militants de gauche, l’œuvre de Heidegger est au cœur d’un paradoxe intéressant. Totalement ou partiellement incompréhensible pour le non-sachant en philosophie à cause de son langage et de son vocabulaire sciemment élitiste et hermétique, elle est aussi l’objet d’une grande révérence de la part de factions intellectuelles et politiques. Qui, tout en étant bien obligées d’admettre le passé nazi de Heidegger, prétendent qu’il est impossible de s’en passer pour comprendre le monde tel qu’il est, et qu’il est “impossible ” de la résumer à des sympathies nazies, au fond non essentielles. Bref, peu d’entre nous peuvent lire Heidegger, mais nous devrions tous accepter qu’un nazi compte au nombre de nos références subversives. Nous sommes donc heureux de publier ce texte de François Rastier, qui a récemment publié deux ouvrages sur le philosophe et qui a pour spécificité, et depuis très longtemps, de l’analyser clairement pour ce qu’il est : un philosophe nazi dont l’œuvre promeut cette conception du monde. Raison pour laquelle le camp qui ne peut s’en passer aujourd’hui est très logiquement celui des néo-nazis et au delà des extrême-droites racistes et antisémites comme le démontre ce texte, qui aborde notamment un évènement essentiel pour démonter les discours sur Heidegger, présenté bien souvent comme théoricien mais pas activisme du nazisme. Or son rectorat a été un grand moment de pratique: il est allé plus loin que les nazis le demandaient. Il a participé ensuite à une commission de réflexion sur les lois…

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Attentat contre la synagogue de Halle: un “loser” sanglant.

in Chroniques de la violence brune by

Au deuxième jour de son procès, entamé le 23 juillet, Stephan Balliet rit devant la vidéo de son attaque meurtrière contre la synagogue de Halle le 9 octobre 2019, attaque lors de laquelle il n’a finalement pu tuer « que » deux personnes, Jana Lange qui passait dans la rue, et Kevin S. qui déjeunait dans un kebab qu’il a mitraillé. Lorsque les juges et les familles des victimes s’émeuvent de ses ricanements, il dit qu’il s’amuse « seulement » de quelques unes de ses vannes, et pas spécialement de ses crimes, qu’il assume, cependant. Tout comme il assume d’être négationniste, et de penser que les Juifs doivent être exterminés car ce sont eux qui organisent le Grand Remplacement. Pourtant Stephan Balliet est profondément déçu de lui même. Déjà, dans la vidéo qu’il a diffusé en direct pendant l’attaque, il s’auto-dénomme « le loser » parce qu’il n’ arrive pas à faire sauter la porte de la synagogue pour perpétuer un massacre. Stephen Baillet a 28 ans. Et pour lui, réussir sa vie, c’était parvenir à tuer un maximum de Juifs, le jour de Yom Kippour. C’est du moins ce qu’il a mis tout en haut de sa liste de « réussites », faite à la manière d’un barème de jeux vidéos permettant d’obtenir des badges ou d’accéder au niveau supérieur. Il en avait listé 25 plus un malus, si jamais il se blessait lui-même. La liste qui clôture le manifeste posté sur un forum suprémaciste et sur le Dark net, est rédigée comme suit. Les ”…

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Damien, Thaïs, Brenton et les autres, ou le Fabuleux Destin de la Haine propre sur elle.

in Chroniques de la violence brune by

On peut tracer plusieurs filiations militantes, plusieurs échos activistes à l’évènement qui eut lieu à Poitiers en 2012. Lorsque des militants du Bloc Identitaire, plutôt jeunes, plutôt bien équipés en matériel de communication, plutôt intelligents et modernes dans leur conception de la politique décidèrent d’entrer sur le chantier de la mosquée de Poitiers, de s’y livrer à des gestes de provocation soigneusement révélés à la presse , comme « pisser sur les tapis de mosquée », puis de déployer leur banderole raciste sur le toit. Après avoir prévenu eux-même , non seulement la presse, mais le commissariat. C’est une démarche habituelle du Bloc Identitaire, jouer la minorité courageuse prête à affronter une horde d’envahisseurs , mais négocier dans le même temps une protection et une sortie tranquille avec la police, comme ce fut le cas lors de l’intervention de la next generation sur un toit à République face à la manifestation antiraciste du 13 juin. La filiation la plus évidente pourrait être celle-là. De Génération Identitaire à Génération Identitaire. De la légende de Damien Rieu, gosse de foyer où il eut à souffrir parce qu’il était « fier d’être blanc » ( légende un peu contredite par ses éducateurs qui ne l’avaient pas tellement remarqué), à Thaïs d’Escufon, dans le rôle de la fragile et sincère, presque en larmes distillées sur You Tube de s’être fait traiter de nazie par les vilains gauchistes, alors que zut à la fin, elle dénonçait seulement le “racisme anti-blancs”. Concept qui ne fut pas développé initialement par le…

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Accélérationnisme, ACAB et suprémacisme blanc: un regard sur Boogaloo

in Chroniques de la violence brune/Médias etc. by

Que diable font des “suprémacistes blancs” dans les manifestations et les émeutes liées à la mort de Georges Floyd aux Etats Unis ? La question a agité les médias américains puis ici. Elle est en réalité assez mal posée politiquement et revêt pourtant un intérêt qui dépasse de loin la situation américaine dans un contexte historique marqué dans l’ensemble du monde occidental par la pandémie de Covid 19, qui occasionne une exacerbation sociale, sociétale politique de toutes les forces politiques existantes et des grandes tendances en présence. En réalité ce ne sont pas exactement des “suprémacistes blancs” qui participent occasionnellement aux émeutes mais des membres d’un mouvement né virtuellement, les “Boogaloo”. Mouvement qui a d’abord émergé avec un hashtag /k/, distinct du /pol/ qui regroupe l’ensemble des publications et réseaux suprémacistes. Nous avons traduit ici un article de deux journalistes qui retracent la genèse de cette communauté, axée autour de la défense du droit à porter des armes et l’appel à se préparer à la guerre civile inévitable avec les gouvernements démocratiques, quels qu’ils soient. Il s’agit d’abord d’un mouvement “anti-système”, c’est à dire regroupant des forces diverses ayant en commun un refus absolu des divisions politiques droite/gauche, une croyance dans tel ou tel “complot”, et dans la démocratie représentative comme émanation de ce complot. Il s’agit aussi d’un mouvement apocalyptique, prédisant l’effondrement de la civilisation occidentale à très brève échéance, et l’impossibilité absolue d’y apporter une réponse politique autre que le conflit armé. Evidemment, les suprémacistes blancs originels y…

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Des Turner Diaries à Christchurch, le fil Blanc du suprémacisme

in Chroniques de la violence brune by

Earl Turner. Brenton Tarrant. Deux tueurs . Le premier n’a jamais existé ailleurs que dans l’imagination d’un militant néo-nazi, auteur d’un roman longtemps oublié, mais est l’archétype anticipé de tous les pèlerins du Néant qui assassinent au nom du suprémacisme blanc. Le second croupira sans doute en prison toute sa vie après avoir assassiné de sang froid des centaines de personnes à la mosquée de Christchurch (1). Mais son manifeste est devenu un Mythe, et fait de lui le chef spirituel et le mentor dont les meurtres sont désormais un modèle pour des centaines de milliers de jeunes hommes, dont certains n’ont pour ambition que de l’imiter au plus vite. Il y a encore quelques années, lire les Turner Diaries donnait le sentiment de se plonger dans une curiosité archéologique. Un objet répugnant sorti d’un quelconque cabinet des curiosités de collectionneur passionné par les sectes d’extrême-droite. L’une des bibles des suprémacistes blancs était alors uniquement connue sur les souterrains de l’internet, un best steller de l’underground néo-nazi depuis sa parution en 1978. La chose semblait une imitation maladroite de la SF politique et apocalyptique plutôt de gauche des seventies. Du roman de gare, les Turner Diaries (2) ont le style médiocre, les rebondissements convenus, et les personnages très pauvres, n’y manque même pas la secrétaire modeste mais efficace tombant amoureuse du héros viril. Les Turner Diaries, au départ, étaient difficilement lisibles autrement que comme le pensum minable d’un obsédé raciste, un roman où les extra-terrestres sont remplacés par les Juifs et…

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