"Je n'ai pas vécu la liberté, mais je l'ai écrite sur les murs" (la révolution syrienne)

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Antonin Grégoire

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Antonin Grégoire
Activist, master in History, master in War Studies, spare time freedom researcher, reggae DJ and revolution writer. bloqué par Nadine Morano

Le Printemps Républicain, la social-démocratie au service de l’extrême droite

in Chroniques de la violence brune by

Depuis l’affaire Mennel, du nom de cette jeune chanteuse de The Voice harcelée par la meute de racistes pour ses vieux tweets, le Printemps Républicain vit des moments difficiles. C’était censé être une grande victoire: Mennel Ibtissem, après s’être excusée de ses vieux tweets a finalement quitté l’aventure The Voice. Mais ça s’est vite retourné contre le Printemps Républicain qui n’a finalement pas assumé sa victoire. Il faut dire que pousser une jeune fille de 22 ans à quitter une émission de télé-crochet n’avait rien d’une héroïque défense de la laïcité et de la lutte contre le fascisme et l’intégrisme. Le Printemps Républicain a gagné mais personne ne les a suivis et pire encore, le public de The Voice a trouvé que c’était vraiment dommage pour la jeune Mennel qui chantait super bien. Et ce, sans globalement approuver le contenu tristement antisémite et conspirationniste de tweets postés quelques années auparavant, par une jeune fille qui, à ce moment là, comme des millions d’autres personnes était effectivement influencée par les diverses propagandes fascistes, à ce point banalisées qu’elles sont postées comme on poste des photos de chats. Le problème du Printemps Républicain sur cette affaire n’a pas été un soutien au contenu inacceptable des messages diffusés: mais le fait que les gens ont compris massivement que seul le profil de cette candidate là a été fouillé, qu’on aurait pu sans nul doute trouver des choses similaires sur des dizaines de candidatEs de ce genre d’émissions, mais que seul le voile porté…

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“Bachar à la ZAD”, un slogan sale

in Chroniques du déni by

“Macron fait son Bachar à la ZAD”. Cette photo de tag apparue sur le net suscite les réactions. Car il dit beaucoup de la recomposition politique et du confusionnisme ambiant. Ce qui surprend dans ce slogan c’est qu’il est tout à la fois une reconnaissance des crimes de Bachar al Assad et leur négation par la mise en équivalence avec les lacrymos de Macron. Tout en « humour » évidemment, une blague potache. De façon significative on reproche aux Syriens où à ceux de leur défenseurs qui ne goûtent pas la blague de manquer de sens du second degré ou de ne pas être capable de saisir le jeu de mot. Pour tenter d’en comprendre toute la puissance nous avons cherché un peu l’origine de ce jeu de mot sur Twitter.

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Non, il n’est pas possible de séparer la « critique des médias » de la défense de Bachar al Assad

in Médias etc. by

La crise qui vient de s’abattre sur Le Média est assez symptomatique et aussi un révélateur de ce qu’est la critique des médias. Le Média et sa ligne éditoriale sur la Syrie n’est pas un accident de parcours mais une tentative courageuse de traduire la critique des médias en actes. Et il n’a pas démérité, il est un pur produit de la “critique des médias” et de ce qu’elle est destinée à produire.

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A quoi servent les Fake News?

in Médias etc. by

Fondamentalement à quoi servent les « fake news » ? A quoi servent les « news » en fait ? A créer du lien social. D’un point de vue fonctionnel, les news ça ne sert à rien d’autre. On ne va pas soudain changer de vie en apprenant une nouvelle. Par contre, on va en parler au café ou au boulot « tu as vu ? – oh ouais c’est terrible – oui, en effet ». Autour d’une news, on échange, on partage, on témoigne de son attachement à certaines valeurs auprès d’un autre humain qui va répondre positivement ou négativement. En partageant une nouvelle avec ses semblables on crée la société démocratique en réalité qui existe principalement dans ce genre de partage. On vote une fois de temps en temps mais tous les jours on va échanger avec les autres sur le pluralisme de la société : « tiens tu as vu y’a des gens dans la société qui croient que la terre est plate – oui c’est fou dans quel monde on vit… » : c’est en partageant des news qu’on se rend compte des valeurs partagées, de l’existence d’autres groupes sociaux avec d’autres valeurs, de la pluralité des points de vues etc. Ce principe non-fonctionnaliste fait qu’il est difficile, dans nos sociétés capitalistes, de comprendre à quoi peut bien servir une news et à quoi les médias servent en général. Ca produit rien d’autre que du lien social ? Mais ça sert à rien !? D’où une…

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Machiavel, la realpolitik et la guerre en Syrie

in Révolution by

Certes, Assad est un tyran qui massacre son peuple, mais… Voici l’argument ultime et absolu des défenseurs de la politique d’Assad et de Poutine en Syrie : évacuer toute morale pour légitimer une realpolitik. Leurs opposants tentent sans aucun succès d’argumenter justement l’humain, la morale, l’éthique, le droit de la guerre, les valeurs sur lesquelles se fondent nos sociétés, les images choquantes de la réalité du massacre. En réalité les pro-Poutine et pro-Assad sont moraux et leur problème n’est pas à l’origine un déficit d’éthique. Ils reconnaissent que Bachar est un tyran, ils savent faire la différence entre le bien et le mal, simplement ils choisissent le mal. C’est un choix pleinement conscient et libre et qu’il est impossible de changer en leur demandant de prendre en compte des arguments éthique et moraux qu’ils ont déjà pris en compte dans leur réflexion. En fait, le choix du mal est un choix éthique. Le réel problème de ces personnes se situe ailleurs : la realpolitik. Et surtout dans la définition qu’en donnent ses partisans : la realpolitik serait simplement le choix du mal. La seule difficulté de la realpolitik serait en fait de faire ce choix et de le tenir courageusement face aux « bisounours », aux « bienpensants », aux « humanistes ».

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