"Je n'ai pas vécu la liberté, mais je l'ai écrite sur les murs" (la révolution syrienne)

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Prises de positions

Communiqué Lignes de Crêtes – legislatives 2022

in A la une/Prises de positions by

Le second tour des législatives a dessiné un paysage politique plus divisé que jamais. Nous nous réjouissons qu’Emmanuel Macron n’ait plus les mains libres pour appliquer son agenda de casse sociale autoritaire, islamophobe, antifeministe et liberticide. Nous constatons avec joie que la gauche a multiplié son nombre de député-es par six depuis 2017. Toutefois, l’extrême droite compte désormais 89 chemises brunes à l’assemblée. Le Rassemblement national est devenu en cinq ans un parti normal avec lequel il est envisageable de créer une majorité de gouvernement. En effet, de nombreux-ses personnalités de la majorité présidentielle n’ont pas daigné donner de consignes de vote en cas de duels NUPES-RN. Pire, certain-es d’entre elleux ont appelé clairement à faire barrage à la gauche dans certaines des circonscriptions concernées. Ceci est l’aboutissement d’une stratégie de gouvernement amorcée dès 2017 consistant en la destruction du paysage politique français. En effet, Emmanuel Macron s’est employé à liquider la gauche en 2017. En 2022, après un long processus de préparation idéologique, il a phagocyté la droite libérale. Pour continuer ses contre-réformes, il s’apprête maintenant à faire de même avec les têtes d’affiche de l’extrême droite et des nationalistes de droite. En surfant sur une stratégie électoraliste « ni droite, ni gauche », le Président ne se contente pas de détruire nos codes et nos repères : il entend incarner à la fois le pouvoir et son opposition. Choisissant depuis 2017 d’écarter la gauche des débats et de faire la courte-échelle au Rassemblement national, il en a cyniquement…

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Demande de promulgation d’un décret Twitter de dissolution des éditions Gallimard

in Prises de positions by

Demande solennelle et circonstanciée pour la  dissolution des éditions Gallimard et affiliés. Suite aux annonces de dissolution du ministre de l’intérieur, concernant notamment les éditions Nawa, et après avoir  soigneusement étudié les arguments publiés par le décret Twitter du  29 septembre 2021, ainsi que ceux développés lors de la dissolution du CCIF et affiliés divers et variés, en vertu de l’article 1 de la déclaration des droits de l’homme (à laquelle renvoie le préambule de la constitution de 1958, à valeur constitutionnelle supérieure aux décrets Twitter jusqu’à nouvel ordre) lequel pose notamment l’égalité des citoyens devant la loi, nous demandons par la présente, et par analogie universaliste, la dissolution des éditions Gallimard et attendons une réponse urgente du Conseil des Ministres et surtout du Community Manager du Ministre de l’Intérieur sur Twitter. Il est reproché aux associations dissoutes d’entretenir des liens étroits avec les tenants d’un islamisme radical, d’être en lien avec des personnes tenant des propos relativisant ou légitimant le terrorisme, de susciter des commentaires hostiles aux autres croyances sans apporter aucune modération, de ne pas avoir pris de distance ni ne s’être désolidarisé avec tout un tas de gens compromettants. Considérant tout d’abord que Gallimard était en contact étroit avec son éditeur et membre du comité de lecture Richard Millet, celui-ci ayant de son propre aveu, participé  à des actes de violences et de guerre aux côtés de milices chrétiennes au Liban. Que le dit Richard Millet a consacré un ouvrage entier à l’apologie  du terroriste Andres Breivik dans…

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Facebook supprime les comptes d’une jeune journaliste et résistante afghane en exil pour un post contre Daesh

in Prises de positions by

English version below Shabnam Salahshoor Herawi a 23 ans. Étudiante en sciences politiques, journaliste dans un média d’Herat, sa ville natale, activiste des droits humains, elle a fui à Kaboul pendant l’avancée des talibans. Lorsque ceux-ci ont envahi la capitale, elle est restée cachée dans un hôtel, tout en refusant de se taire sur les réseaux sociaux. Des semaines durant, elle a continué à défier le pouvoir taliban à visage découvert malgré le danger imminent et les menaces, en exigeant que les droits des femmes soient respectés, en communiquant sur la répression qui s’abattait sur les journalistes. Elle était à Abbey Gate à l’aéroport de Kaboul le 26 août 2021 lorsque Daech a frappé. Malgré le choc, elle a filmé les scènes terribles après l’attentat, comme elle a filmé les talibans qui frappaient des femmes devant ce même aéroport. Elle a continué à faire son travail d’information. Cependant, elle n’a pas pu s’échapper fin août. C’est seulement ce samedi 9 octobre, après un mois et demi de résistance sur place, qu’elle a pu enfin arriver en France, suite à des actions collectives et au soutien qu’elle a rencontré notamment en communiquant sur les réseaux sociaux avec des européens et européennes. Son premier statut public après son arrivée rendait hommage à la mémoire des victimes de l’attentat de la mosquée de Kunduz, attentat revendiqué par Daech. Et c’est ce statut qui a déclenché la suppression de son compte par Facebook, de son compte Messenger et de son compte Instagram. Nous ignorons…

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Commémorer Primo Levi: le devoir d’exactitude

in Prises de positions by

Durant cet été 2019, dans le 13e arrondissement de Paris, la rue Primo Levi a fait peau neuve. Une nouvelle plaque de rue a été posée, dont la légende corrige heureusement celle que l’on pouvait lire depuis 2003, lorsque la rue avait été inaugurée. En particulier, la mention « Déporté à Auschwitz en tant que Juif », qui remplace désormais « Résistant déporté à Monowitz », est un événement. Car, si la légende « Déportés à Auschwitz parce que nés Juifs » au pluriel honore depuis quelques années la mémoire des familles juives et de leurs enfants scolarisé·e·s qui ont été déporté·e·s, elle n’a guère été adoptée au singulier pour commémorer les personnes célèbres. Nous publions ici la lettre adressée en février 2019 à la mairie de Paris par un collectif d’enseignant·e·s, chercheur·euse·s, défenseur·euse·s des droits humains et militant·e·s contre les racismes et l’antisémitisme. C’est en effet l’argumentaire de cette lettre, bien reçu par ses destinataires, qui a entraîné la décision de modifier le paysage urbain de la rue Primo Levi, en y inscrivant un texte plus conforme à la réalité historique. Ainsi, la mémoire de l’auteur, réputé pour son souci d’exactitude, pour son combat aussi contre la négation de l’histoire, n’en est que mieux honorée. À l’intention de Madame la maire de Paris, Anne Hidalgo Monsieur le maire du 13e arrondissement de Paris, Jérôme Coumet Madame l’adjointe chargée de toutes les questions relatives à la mémoire, Catherine Vieu-Charier Objet : modification de la légende de la plaque de rue Primo Levi…

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Trump is Death, Abortion is Life.

in Other Languages/Prises de positions by

J’ai avorté. Pourquoi, ce n’est l’affaire de personne, sauf la mienne. La semaine dernière, j’ai participé à un rassemblement local de la Journée d’action pour défendre le droit à l’avortement. Parallèlement aux demandes de dons et à la participation sur le terrain, les organisateurs ont demandé à celles qui avaient bénéficié d’un avortement de partager leurs histoires. Les organisateurs ont théorisé qu’en parlant de nos expériences, nous pouvions personnaliser l’acte, l’humaniser. Comme pour la sexualité ou le genre, peut-être, devions-nous nous définir par nos avortements. Mes fils d’actus de réseaux sociaux sont remplis d’histoires d’âmes courageuses offrant leurs traumatismes en sacrifice à la justification de l’avortement. Pour beaucoup, il y a un élément émotionnel profond dans la décision d’avorter. Elles confessent toutes les raisons de leur décision comme si elles demandaient pardon. Victimes de viol. Victimes d’inceste. Victimes d’abus. Foetus non viables. Complications potentiellement mortelles pour la mère ou l’enfant. Mon coeur a mal pour elles , vraiment. Je crois que leurs motivations sont nobles. Mais leurs histoires détournent l’attention de la manière dont cet argument devrait vraiment être encadré. Qu’en est-il de celles d’entre nous qui ne sont pas victimes? Qu’en est-il de celles qui se sont simplement retrouvées enceintes? L’avortement ne doit pas nécessairement être motivé par un traumatisme. J’ai avorté. Je ne vais pas vous dire quel âge j’avais, ou quelle était ma situation à l’époque. Je ne vous dirai pas si j’avais utilisé ou pas une autre méthode de contraception. Je ne vais pas vous dire…

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LE PEN DEMISSION. PARTOUT.

in Instants/Prises de positions by

Ces dernières semaines, l’extrême-droite et les fascistes ont eu une divine surprise : partout des forces politiques se sont proposées d’elles-mêmes pour être la marionnette des ventriloques bruns. Au mois de novembre, Emmanuel Macron avait fait preuve d’imagination prémonitoire en décidant, dans le cadre d’une itinérance mémorielle, de rendre hommage au Maréchal Pétain. Le premier personnage de l’Etat, en cédant à la poussée culturelle fasciste avait tracé un chemin. Il l’a suivi, notamment ces derniers jours par une  déclaration  terrible sur un Gilet Jaune emprisonné, qu’il a désigné comme « Gitan » et de ce fait, censé parler d’une certaine manière. Celui qui incarne la République où tous les hommes sont censés naître libres et égaux en droits, a énoncé comme une évidente banalité la division en races, ou en communautés essentialisées : les Gitans parlent comme ceci, les Juifs autrement, sans doute et les Arabes et les homosexuels et qui encore ? La question ne se pose pas seulement au plus haut sommet de l’Etat : ces dernières semaines, elle a été amenée de manière très concrète dans un mouvement censé justement s’opposer à la vision du monde et à la politique du Président. Le mouvement des Gilets Jaunes recouvre certes des réalités complexes, des souffrances, des revendications qui pourraient -parfois- se recouper avec celles des mouvements sociaux qui ont eu lieu depuis quelques années : contre la casse du Code du Travail, contre la politique d’immigration raciste qui prévaut depuis longtemps. Mais la complexité du réel n’est pas…

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Non à la peine de mort, non au meurtre d’enfants, soutien à Nicolas Hénin

in Prises de positions by

Nous ne sommes pas dupes. Derrière les appels à laisser les djihadistes Français en Syrie, à les fusiller sur place, se cache le retour de la peine de mort. Comme d’habitude, l’extrême droite utilise l’émotion, la colère et la peur pour appeler à rétablir la peine de mort et pour offrir à Bachar al Assad une monnaie d’échange. Ces appels font désormais partie du débat public. L’idée d’offrir des djihadistes français à Bachar al Assad, de les assassiner sans procès, ou de déléguer ces assassinats est devenue banale après les attentats, et les voix qui s’élèvent contre cela au nom des valeurs démocrates mais aussi de l’efficacité dans le combat contre l’idéologique djihadiste sont souvent disqualifiées. Mais cette question a pris une ampleur nouvelle avec les propos de Patrick Jardin qui appelle à tuer les enfants de djihadistes. Des enfants tout court donc. Rien de moins qu’un appel au meurtre prémédité d’enfants, 44 ans après la dernière condamnation à mort d’un mineur en 1975, et 80 ans après la dernière exécution d’un mineur en 1939. Ces propos ont valu à leur auteur de se faire supprimer son compte notamment suite au signalement de Nicolas Hénin qui subit aujourd’hui le harcèlement et les attaques des fascistes qui défendent Patrick Jardin, père d’une victime du Bataclan. Ces méthodes indignes, ignobles sont le visage du fascisme mais le pas qui est franchi en dit long sur ce que serait la peine de mort si ces gens là étaient au pouvoir. Derrière cette question…

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En fait on n’avait pas compris Marsault

in Chroniques de la violence brune/Prises de positions by

On n’avait rien compris à Marsault… On croyait que c’était un viriliste qui se déchaîne particulièrement sur les femmes qui osent lui tenir tête et appelle à les harceler, un suprémaciste nostalgique du IIIème Reich, et qui fait des dessins pour propager et libérer cette haine et cette violence. Et non, c’est un petit cœur tendre, qui voulait juste vendre ses planches originales au BHV du Marais pour donner les sous à sa copine qui bosserait au MacDo en faisant ses études, et maintenant il ne peut pas parce qu’encore une fois, nous avons signalé au BHV à quelle idéologie et à quelles pratiques ils allaient permettre de se faire de la pub et de l’argent. Ce n’est pas encore tout à fait ça pour l’égalité entre les femmes et les hommes, Marsault, un petit effort. L’indépendance financière est un des plus anciens combats des femmes, toujours d’actualité.

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Fafs aux abois : gare-toi

in Chroniques de la violence brune/Prises de positions by

Le dessinateur Marsault enrage depuis l’annulation de son exposition dans la galerie Art-Maniak, après que celle-ci ait été mise devant ses responsabilités par des féministes qui y avaient exposé il y a peu. Après avoir ciblé la dessinatrice Tanxxx pour la livrer à la meute fasciste de ses fans, c’est Laurent Obertone, une autre icone de la violence fasciste qui vient en renfort de Marsault en ciblant notre camarade Nad Iam qui appelait à manifester contre toutes les tribunes offertes aux fascistes en général et à Marsault en particulier et ce sont maintenant l’entourage neo-nazi non plus de un mais de deux « artistes » fasciste qui s’attaquent aux militantEs (Nad Iam en premier lieu et tous ceux qui ont acquiescé publiquement à cet appel). Nouvel échec des pourfendeurs de la bienpensance et apologistes du IIIeme Reich, c’est Obertone qui se voit annuler l’événement qu’il projetait de faire au théâtre de l’Atelier. C’est alors Ring, la maison d’édition des deux auteurs aux abois, une des plus prestigieuses maison d’édition fasciste de France, qui multiplie les communiqués appelant, sous couvert de victimisation, au harcèlement ciblé des militantEs!

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Marsault attaque : soutien à Tanxxx, les djinns et les dibbouks avec toi

in Chroniques de la violence brune/Prises de positions by

Sous couvert de pluralité artistique, la galerie Art-Maniak est un lieu à l’inquiétante programmation “éclectique”. Après avoir exposé les oeuvres du collectif féministe Artémisia, la galerie s’offre une rentrée bien brune en exposant le propagandiste du fasciste Marsault. Une petite sauterie qui aurait pu passer inaperçue, si une immédiate mobilisation ne s’était pas faite entendre. Après avoir dans un premier temps rejoué le couplet de la séparation de l’artiste et de ses idées pour s’en laver les mains, la galerie annule enfin et le nostalgique du IIIème reich se vexe. Beaucoup. Dans un post vengeur sur facebook, il tance ses détracteurs et s’attaque notamment à Tanxxx, entre autres artiste non-chevalière des ars et des lettres, qui a été de celles et ceux qui ont dénoncé publiquement l’exposition . N’étant pas à sa première campagne de harcèlement, il déchaîne sa fanbase en lui adressant un post Facebook où il en vient même à la caractériser de “sataniste”. Argument imparable car oui, Tanxxx a peut-être tout simplement envoûté la galerie pour saboter l’exposition ? D’ailleurs, il semble que la dessinatrice n’est pas isolée car les djinns, les dibbouks et autres demons sont et seront partout avec leurs pieds fourchus pour dégager la saloperie et ses complices galeristes ou pas. Nous vous invitons à mettre la galerie face à ses responsabilités, en lui envoyant, par exemple, le message suivant dans les commentaires de sa page Facebook. Bonjour, Vous aviez choisi , en toute conscience d’exposer l’auteur d’extrême-droite Marsault dans votre galerie. Vous saviez…

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