"Je n'ai pas vécu la liberté, mais je l'ai écrite sur les murs" (la révolution syrienne)

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Antisémitisme

Gab – a platform fight against deplatforming

in Médias etc./Other Languages by

Far Right freedom of expression Gab severely suffered from being blacklisted from all the internet service providers who suddenly cut their ties with the website. The move happened after it was revealed that the Pittsburgh synagogue shooter killing 11 in 2018 was a regular Gab user using the platform to promote its ideology. Gab is a platform preferred by many disinformation or hate speech actors. Like with other alternative platform, users like to benefit from having multiple accounts on other platforms and advertise for them. La Croix Du Sud, an account specialised in translating conspiratorial or disinformative content here promotes his Rumble and Odysee channels. Gab is openly dealing in the Free Speech marketing, branding themselves as protecting free speech and being the safe place for everything that is not unlawful in the US. They brand it in their 2020 annual report. When the internet infrastructure does not want you Gab came under real pressure after one discovered a Gab account attributed to Robert Bowers, the 2018 Pittsburgh synagogue shooter, charged with killing 11 people. After the massacre, Gab was exposed as a hate platform and subsequently dropped by its partners and had to struggle to stay online and with still accepting regular antisemitic posting on its platform. Gab history since that day, is a very interesting tale on how third-party services can be pressured for regulating alternative platforms when it comes to a certain point, and what can alternative platform do to avoid being regulated. After Pittsburgh, PayPal and…

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Debunk – Une enquête sur l’Infiltration européenne des Frêres Musulmans

in A la une/Debunk/islamophobie by

Le nouveau magazine réactionnaire Franc-Tireur, dans son numéro 2, propose une enquête titrée “Europe: braquage à l’islamiste” sur la campagne pro-Hidjab du conseil de l’Europe et l’infiltration islamiste captant les financement européens. L’enquête, son titre, son sujet et la ligné éditoriale de Franc-tireur induisent l’hypothèse que cette enquête pourrait être basée sur des informations fallacieuses, tronquées voir complètement fausses, ce qui justifie ce fact-checking. L’hypothèse, à vérifier, est induite par deux choses:  Le langage parfaitement complotiste: “Sous couvert d’antiracisme, plusieurs associations proches des Frères musulmans ont perçu des subventions aux montants parfois affolants. De quoi imposer leur idéologie et endoctriner la jeunesse par une propagande incessante”. L’obsession sur l’argent et les subventions, le hameçonnage “proche des Frères musulmans permettant d’affilier tout et n’importe quoi à une organisation tentaculaire dont on a déclaré qu’elle était nuisible, les mots clés “idéologie; endoctriner la jeunesse; propagande” qui sont l’apanage des groupes complotiste. Le complot se situant ici au cœur des institutions européennes ce qui permet de lier les peurs islamophobes avec les idées souverainistes. L’islamophobie et le souverainisme fondant le coeur de cible de Franc-Tireur, on peut craindre que cette enquête soit plus proche du clickbait que de la déontologie du journalisme. Le contexte islamophobe et d’extrême droite dans lequel se sont inscrit les attaques contre cette campagne du Conseil de l’Europe et qui ont généré un mélange entre faits, fictions, délires d’extrême droite, invention pure et simple et opinion. Une “enquête” sur ce terrain s’avérant donc particulièrement difficile et pas forcément à…

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Audio Antisémitisme et islamophobie : sommes nous condamnés à être des frères ennemis

in Antisémitisme/Chroniques de la violence brune/islamophobie/Podcast by & &

Le 6 novembre, à la Mutinerie, trois intervenants, Rafik Chekkat, militant contre les violences policières et l’islamophobie, Hamza Esmili, anthropologue et activiste antiraciste, et Nadia Meziane, membre de Lignes de Crêtes introduisent  une conférence contre l’antisémitisme par un des sketchs les plus populaires de Dieudonné. ” Conseil de classe” met en scène une réunion dans un collège, destinée à statuer sur le cas d’une jeune fille qui a décidé de porter le voile en classe. Dieudonné y interprète tous les personnages d’une tragi-comédie cumulant tous les clichés racistes et antisémites possibles, le prof désabusé laïque, les parents arabes, noirs, juifs, asiatiques et blancs qui s’affrontent impitoyablement. Vingt minutes qui ont beaucoup fait rire autrefois, mais qui ne feront rire presque personne cette fois, tant la fiction fasciste apparaît prophétique dans la France de 2021, tant le sketch de Dieudonné est devenu la réalité de Zemmour et de Darmanin, celle qu’ils tentent d’imposer à un pays tout entier. Trois heures pour tenter un autre récit sur nos vies soit-disant séparées, trois heures à parler en vrac des manifestations antisémites autour du refus du vaccin, des fermetures de mosquées imposées par la loi Séparatisme, et pour refaire ensemble l’histoire de ces années terribles où la concurrence prétendue des mémoires a fait perdre la mémoire des luttes antiracistes possibles, ensemble, sans angélisme, sans cacher nos peurs, nos rancœurs, nos divisions et nos affrontements communautaires, sans faire table rase du passé, sans dire que tous les racismes sont pareils, sans faire de comparaisons jalouses…

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Demande de promulgation d’un décret Twitter de dissolution des éditions Gallimard

in Prises de positions by

Demande solennelle et circonstanciée pour la  dissolution des éditions Gallimard et affiliés. Suite aux annonces de dissolution du ministre de l’intérieur, concernant notamment les éditions Nawa, et après avoir  soigneusement étudié les arguments publiés par le décret Twitter du  29 septembre 2021, ainsi que ceux développés lors de la dissolution du CCIF et affiliés divers et variés, en vertu de l’article 1 de la déclaration des droits de l’homme (à laquelle renvoie le préambule de la constitution de 1958, à valeur constitutionnelle supérieure aux décrets Twitter jusqu’à nouvel ordre) lequel pose notamment l’égalité des citoyens devant la loi, nous demandons par la présente, et par analogie universaliste, la dissolution des éditions Gallimard et attendons une réponse urgente du Conseil des Ministres et surtout du Community Manager du Ministre de l’Intérieur sur Twitter. Il est reproché aux associations dissoutes d’entretenir des liens étroits avec les tenants d’un islamisme radical, d’être en lien avec des personnes tenant des propos relativisant ou légitimant le terrorisme, de susciter des commentaires hostiles aux autres croyances sans apporter aucune modération, de ne pas avoir pris de distance ni ne s’être désolidarisé avec tout un tas de gens compromettants. Considérant tout d’abord que Gallimard était en contact étroit avec son éditeur et membre du comité de lecture Richard Millet, celui-ci ayant de son propre aveu, participé  à des actes de violences et de guerre aux côtés de milices chrétiennes au Liban. Que le dit Richard Millet a consacré un ouvrage entier à l’apologie  du terroriste Andres Breivik dans…

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La fange et le droit

in Antisémitisme/Chroniques de la violence brune by

Le 15 septembre après-midi se tenait devant la 17e chambre du Tribunal de Paris, l’audience civile qui devait juger de la demande de Pierre Serne de faire retirer 6 articles injurieux, homophobes et antisémites, publiés sur le site d’ultra-droite Riposte Laïque entre le 3 et le 11 mai 2021. Théodore Abitbol a pu y observer l’avocat de la fachosphère (et de la Manif Pour Tous, de Génération Identitaire ou de certains Gilets Jaunes), F. Pichon, ancien responsable du tristement célèbre GUD. « Remettez votre masque, s’il vous plait ». La juge dit ça à l’avocat de la défense (Riposte Laïque) au bout de trois minutes, sur un ton neutre. Il frotte ses semelles au sol tout en parlant, comme s’essuyant sur un paillasson. Son masque redescend rapidement au-dessous du nez. Ça gesticule un peu, ça s’embrouille et bafouille. On aimerait presque le croire lorsqu’il prétend n’avoir pas eu le temps de se préparer : « Vous comprenez, l’adresse de mon client n’était pas la bonne… Ce n’est pas un artifice destiné à échapper à la justice… Et il ne s’agit bien sûr pas d’une perversion non plus de la part de la partie adverse, bien sûr, mais plutôt d’un manque de moyen, car à soixante euros l’acte d’huissier, je comprends, n’est-ce pas… » Mensonge balayé aussitôt par la partie demanderesse (l’avocate de Pierre Serne) puisque les diligences de l’huissier ont permis de vérifier le nom sur la sonnette et d’obtenir le témoignage de sa gardienne. Et comme le rappelle l’avocate, l’adresse notée sur la…

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Le Vaccin et l’antisémitisme anti-sanitaire, apogée de la pulsion de mort pandémique

in Antisémitisme/Chroniques du déni by

A toutes les personnes antivaxx,sincères et pas fascistes que j’ai croisées en ligne et dans le triste réel de cet été pandémique, et dont la colère, la révolte et même les rêves troublés m’ont aidée, lorsque l’antifascisme dans sa version conservatrice ne m’offrait aucune consolation face à la violence macroniste contre les plus précaires. A celles et ceux qui, donc, haïront ce texte, mais les faits sont têtus et la pandémie antisémite un danger existentiel perpétuel, à celles et ceux dont j’espère qu’ils vivront, et les retrouver vite, enfin vaccinés, et  sans les fascistes, dans les luttes pour la Vie .  Quand la sphère antisémite militante veut définitivement emporter le morceau dans une affaire, il lui faut trouver de préférence, un Juif qui n’ait pas « une tronche très catholique », comme le disait feu Georges Frêche à propos de Laurent Fabius. Ce fut chose faite avec le ciblage de Laurent Fabius en tant que président du Conseil Constitutionnel et de son fils par le mouvement antivaxx. Auxquels se joignent évidemment les mouvements anti IVG. Quasi simultanément, le mot d’ordre antisémite «  Qui ? » porté au départ de manière anecdotique par quelques manifestants se généralisait dans les manifestations de l’été. La résistance au pass sanitaire n’était pas en elle même suffisamment porteuse. En effet, elle n’est pas en soi une résistance à la science et au progrès, elle porte même un récit solidaire sur la pandémie, contre sa gestion par le gouvernement français, elle est même pour beaucoup d’entre nous, vaccinés par ailleurs…

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Une conversation contemporaine: révolution, immigration, antisémitisme, islamophobie (2)

in Entretiens/islamophobie by &

Le premier volet de la conversation entre Hamza Esmili et Nadia Meziane, consacré à la révolution syrienne, se trouve ici. L’immigration, la gauche. Tu situes ton engagement à l’intersection d’une condition sociohistorique, l’immigration et le collectif qu’elle fonde, et d’un espace, celui de l’extrême-gauche française. Comment la rencontre de l’un et de l’autre s’éprouve pour toi ? Nadia Meziane : J’ai grandi dans une gauche en perdition, qu’on appelait banlieue rouge, au début des années 80.La gauche radicale, pour moi, c’est d’abord l’identité de la défaite injuste. Ma banlieue était calme. En tout cas au sens capitaliste du terme. Dévastée par le chômage, l’alcoolisme, l’héroïne, la laideur architecturale, l’ennui, celui des jeunes et celui des adultes. Mais il n’y avait pas d’émeutes et d’ailleurs même pas de commissariat. Il y avait aussi un grand port industriel en bord de Marne et la mairie communiste bénéficiait de l’impôt sur les sociétés, Du grand rêve révolutionnaire, il restait aux barons locaux du PCF, quelques éléments de social: donc on avait un petit cinéma, deux bibliothèques, des vrais terrains de sport, des colonies de vacances pas chères. Dans les villes de droite ou socialistes à côté, il n’y avait rien. Mais c’était le PCF. Des amoureux de l’ordre  qui identifiaient les jeunes issus de l’immigration coloniale au «lumpenproletariat » . Donc, mon premier conflit idéologique avec la gauche radicale, c’est vers mes dix ans, quand les gros bras de la mairie dégagent les « toxicos » comme ils disent, d’abord à coups de…

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Suis-je racisée ?

in Antisémitisme/Féminisme/Mémoires Vives by

A. me dit : “tu es racisée parce que tu es juive, et d’ailleurs tu n’es pas blanche.” l’injonction actuelle à l’assignation identitaire de « race » pour dénoncer le racisme social ne me convient pas. Je ne parle que pour moi, pas pour lui. Lui étant juif métis descendant d’esclaves avec ses cheveux frisés, crépus qui évoquent l’Afrique, lui dont tous les adultes jeunes ou vieux de ma famille ou d’ailleurs voulaient toucher les cheveux lorsqu’il était enfant et l’embrasser même si lui comme tous les enfants redoutait ce contact imposé, je comprends qu’il se dise racisé et pas blanc. Mais moi ? Je suis née juste après la guerre, juive je l’étais parce que mes parents l’étaient et tous mes ancêtres aussi, mais toute ma famille était laïque et assimilée depuis longtemps et s’il n’y avait eu la Shoah notre judéité aurait probablement disparu ou presque. Mais il y eut les années trente, le nazisme, la guerre la déportation et l’extermination des juifs d’Europe et ma famille, mes parents furent eux aussi pris dans la tourmente. Heureusement bien que résistants ils survécurent. Chacun repris sa vie, les uns, mes grands parents restèrent en exil aux Etats Unis où ils s’étaient réfugiés dès 1941, mes parents se séparèrent après ma naissance et je fus élevée comme tous les enfants de ma génération juifs ou non, enfants de résistants, de collabos, ou simplement de bons français qui s’étaient contentés de subir l’occupation sans réagir outre mesure, nous, ceux que l’on appela les baby boomers,…

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Pour Ilan Halimi, avoir la mémoire longue.

in Antisémitisme/Mémoires Vives by

Suite à la commémoration de gauche radicale, organisée pour les quinze ans de l’assassinat d’Ilan Halimi, Lignes de Crêtes a été beaucoup questionné sur ses raisons de rédiger un appel séparé, au lieu de signer l’appel unitaire. Je republie donc le texte que j’avais écrit pour Memorial 98 à l’occasion des dix ans de la mort d’Ilan. Texte qui revient sur ce qui s’est passé en 2006 et ensuite, sur le déni, la haine, le rejet qui ont prévalu dans les milieux radicaux. Avec mes camarades, nous ne sommes pas dans la rancœur, pas dans l’antagonisme de posture. Mais chat échaudé craint l’eau froide, et qui n’affronte pas son histoire est condamné à la revivre: depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les cycles de l’antisémitisme et du négationnisme se succèdent dans nos rangs, à cause de tares idéologiques de fond. Après chaque crise, la pratique est de mettre le couvercle sur la marmite d’eau sale, de désigner quelques coupables, et de faire comme si rien ne s’était passé et que l’on était parfaitement légitime collectivement sur un sujet où, au minimum du minimum, une introspection  honnête serait profitable à toutEs. Nous espérons que ce temps viendra et avons été très émus de cet hommage à Ilan, enfin. ————————————————————————- « Croire qu’ils étaient mus par une idéologie antisémite articulée serait sans doute excessif. Eux aussi, comme pas mal de monde, étaient convaincus, à tort, que tous les juifs sont riches et qu’ils pourraient en tirer gros. Les préjugés de…

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Lettre à Franck Lepage

in Chroniques du déni/Traces by

Cher Franck Lepage, Comme beaucoup de mes collègues animateurs socio-culturels je t’ai admiré. Comme beaucoup de mes collègues j’ai aimé que tu popularises la notion d’éducation populaire. J’ai aimé que tu racontes son histoire en plantant des tomates. J’ai aimé comme tout le monde le clou d’inculture 1 quand tu jouais avec les mots autour de la notion de projet. Bon j’avais bien quelques réserves sur ton spectacle, notamment quand tu parles de théâtre, quand tu parles du festival d’Avignon, quand avec connivence tu regardes le public en disant « Ce n’est pas Jean Vilard qui à créé le festival d’Avignon mais cela on ne vous l’a pas dit ». Or quiconque a déjà ouvert un livre sur l’histoire du festival d’Avignon sait qu’il s’appelait au départ « Une semaine d’art » et que c’est Christian Zervos et le poète René Char  qui sont à l’initiative de cette action. Je trouvais qu’il y avait quand même aussi un écart entre ce que tu disais sur les médiateurs culturels qui « balançaient sur les jeunes de l’art contemporain » et  ce qu’il se passait réellement dans les séjours des Céméa au festival d’Avignon qui faisaient parfaitement le pont entre l’éducation populaire et la culture souvent perçue comme élitiste. Je voyais mes ami.e .s animer ces séjours et je me rendais bien compte qu’ils ne balançaient pas de la culture sur les jeunes, mais qu’ils construisaient ces séjours ensemble, de manière bien moins descendantes que tes conférences gesticulées et que les animateurs construisaient avec les jeunes un parcours théâtral…

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