"Je n'ai pas vécu la liberté, mais je l'ai écrite sur les murs" (la révolution syrienne)

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Antisémitisme

Pour nier les rapports de domination existant, il faut un logiciel raciste

in Chroniques du déni/Laïcité by

Que certains souhaitent imaginer l’avènement d’une société égalitaire où les rapports de domination auraient disparu est tout à fait louable. C’est même quelque chose de gauche. Que ceux là même souhaitent l’avènement de cette société par l’émancipation et l’émancipation par la République, pourquoi pas. (Même si ceux qui souhaitent une telle société devraient semble-t-il parler un peu plus d’école qui est l’outil de la République pour l’émancipation et un peu moins d’Islam qui est l’obsession raciste des islamophobes). Mais la négation pure et simple des rapports de domination existants, confronté au réel malheureusement ça ne marche pas. Il faut pour ce faire recourir à un certain logiciel qui va permettre: – de nier les rapports de dominations en les imposant, – de poser que la contestation des rapports de domination est une carte victimaire destinée à obtenir des avantages à celui qui en use, (injustice faite à celui qui ne subit pas d’oppression et ne peut pas jouer la carte). – de rendre les victimes responsables de leur oppression. Ce logiciel est donc intéressant à analyser car il est la matrice de tous les racismes. Dans le dernier entretien que livre Laurent Bouvet au journal le Point, entretien salué par ses pairs, Laurent Bouvet repose les bases de la pensée politique du Printemps Républicain, et avec elles, les ambivalences et les contradictions fondamentales au mouvement, ainsi que le logiciel qu’il utilise pour dépasser ces contradictions. “Je ne suis en rien un identitaire, déclare Bouvet, bien au contraire, puisque je suis…

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Le négationnisme et la gauche, un mensonge antisémite pour la cause ?

in Chroniques du déni by

Les après-midi des vendredi 14 et samedi 15 février prochain, Lignes de Crêtes propose deux demi-journées de réflexion et d’échange sur l’histoire du négationnisme issu des gauches, et des résistances qu’il a pu rencontrer dans nos pratiques militantEs. Nous y recevrons des chercheur.es, des militantEs dont Tal Bruttmann, historien du nazisme, Nadine Fresco, historienne du négationnisme, Frederik Detue, chercheur en littérature comparée, et Gilles Karmasyn, fondateur et animateur du site ” Pratique de l’histoire et dévoiements négationnistes”. Nous souhaitons que cette journée soit un moment de mémoire des combats menés, par des collectifs ou des individus souvent minoritaires dans un premier temps, venus de tous les horizons des gauches, et les journées seront organisées de façon à laisser le temps aux expériences militantes de base de s’exprimer . Un programme plus détaillé suivra, ainsi que le lieu exact de la conférence. Le négationnisme et la gauche : un mensonge antisémite pour la cause ? Un soir de décembre 2008, se produisit une scène inimaginable encore quelques années auparavant. Un des piliers du négationnisme français se retrouvait acclamé par des centaines de personnes au Zénith de Paris. Sa présence, ce soir-là, avait été rendue possible par l’un des plus efficaces propagandistes antisémites de ce début du 21ème siècle, Dieudonné. Or Dieudonné n’était pas un néo-nazi sorti des tréfonds de l’extrême-droite mais un homme qui avait d’abord été connu, respecté, apprécié, malgré ses déclarations antisémites sans ambiguïté, comme un artiste antiraciste de gauche. Quelques années plus tard, le négationnisme était devenu une banalité,…

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Antisionisme: le contresens romantique et antisémite sur le Bund

in Chroniques du déni/Mémoires Vives by

Je m’appelle Logan, je suis judéo-descendant, des actuelles Pologne, Bélarus, Ukraine et Crimée. Je voudrais vous parler du fantasme bundiste de l’extrême-gauche, avec le romantisme et l’antisémitisme qui sont liés à ce fantasme. Il faut d’abord bien comprendre de quoi nous parlons. Nous parlons de cendres. De cendres et de charniers. Des cendres des fours crématoires des centres d’exterminations nazis, et des charniers de la Shoah par balles. Nous parlons d’un monde disparu à jamais. Celui du yiddishland. Ou plutôt du fantasme du yiddishland. Le yiddishland n’était pas un territoire défini ; c’était un territoire parcellaire, une étendue sur laquelle des zones juives parlaient yiddish, et d’autres zones juives ne le parlaient pas. Pour anecdote, les Juifs de Serbie étaient majoritairement Séfarades (colonisation turque) et non yiddishophones. Des témoignages de Survivants des camps nazis font part du regroupement des Juifs par nationalité (Polonais, Hongrois, Russes, etc.) car ils ne parlaient pas la même langue. Croire que tous les Juifs de l’Est parlaient yiddish est un négationnisme historique. Il est important de se souvenir de cela pour la suite. Le Bund. Ce parti qu’une frange de l’extrême-gauche revendique comme les « bons Juifs » face aux sionistes, les « mauvais Juifs ». Mais qu’était-ce que le Bund ? Un parti nationaliste intérieur juif social-démocrate, opposé au sionisme et au bolchévisme. Un parti « austromarxiste » (tout comme le Hashomer Hatzaïr, ou le très sioniste Martin Buber favorable a un état bi-national en Palestine, pour anecdote). Un parti qui ne concernera jamais…

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L’histoire d’Assange comme miroir de l’Internet fasciste

in Médias etc. by

Julian Assange est un personnage fascinant. Il a su déployer un récit tellement puissant que ce récit permet d’effacer, d’occulter, d’oublier la réalité au profit de la figure héroïque incarnée par Assange. De façon caractéristique c’est lorsque que l’on s’est rendu compte que les promesses de renouveau démocratique qu’internet devait apporter au journalisme n’ont pas été tenues qu’Assange a cessé d’être toléré comme nombre d’autres comme lui. Assange est un produit de l’internet, style ligue du LOL ou 18-25, masculinisme, antisémitisme, culture du viol. Julian Assange par exemple n’est pas un « lanceur d’alerte ». Snowden est un lanceur d’alerte. Snowden travaillait à la NSA, a volé des documents à son employeur et les a transmis à un journaliste qui les a publié. Julian Assange est un informaticien qui a fondé un site qui devait garantir l’anonymat et la sécurité aux lanceurs d’alertes. On reste songeur devant les années de prison qu’a dû effectuer Chelsea Manning, la lanceuse d’alerte qui avait fait confiance à Wikileaks pour envoyer ses documents. Encore plus songeur à se dire que Manning a été mis en contact avec le type qui allait le dénoncer grâce à une erreur d’Assange qui a envoyé un mail en copie au lieu de copie cachée… Julian Assange est, en principe, journaliste C’est en tout cas ainsi qu’il se définit dans une lettre au président Hollande suppliant que la France l’accueille. Cette lettre est d’ailleurs un modèle de la façon dont Assange sait réécrire l’histoire et des rôles qu’il peut alterner : hacker,…

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Au sujet d’une gauche antisémite

in Chroniques du déni by &

«O gentilhommes La vie est courte, si nous vivons, c’est pour marcher sur la tête des rois ». Un non-sujet, l’antisémitisme à gauche ? Depuis quinze ans nous sommes quelques uns à avoir l’impression, au contraire qu’on n’a fait que parler des Juifs. Sans doute est ce une question d’accoutumance, qui fait que le vacarme constant devient un bruit de fond quasi-invisible aux yeux des militantEs. Jusqu’à ce qu’ils subissent eux même le bruit. Les cris et les huées. A ce moment très précis, où ils ont essayé de parler du “problème”, à une manifestation pourtant censée avoir lieu contre l’antisémitisme. A ce moment précis, où ils ont essayé de briser le silence qu’ils croyaient entendre et ont pu voir qu’il s’agissait en fait d’une haine plutôt tonitruante. Soit très exactement ce qui est arrivé aux auteurs du texte paru dans la revue Vacarmes, et qui s’adresse un peu à nous. Aller parler d’antisémitisme à gauche dans une manifestation appelée par les antisionistes, comme ces derniers, pourquoi? Dans cette partie de l’extrême-gauche où parler de l’antisémitisme, c’est depuis quinze ans, dire trois mots vite faits sur combien c’est grave mais pas souvent, avant de parler “d’instrumentalisation” par les “sionistes”, par le pouvoir, par les “racistes”, par les “médias”? Bref dresser la longue liste de tous les cas où parler d’antisémitisme est suspect, insupportable et contre-productif. Longue liste qui ne connaît guère d’exceptions. Ca fait longtemps que nous n’avons plus rien à faire, là. Là, dans cette partie de l’extrême-gauche qui a choisi son…

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Le nom Rothschild dans la campagne présidentielle

in Chroniques du déni by

Le texte « Le nom Rothschild dans la campagne présidentielle » fut écrit en février 2017 et se trouva refusé de manière indirecte, car tout simplement ignoré, par le journal Libération, ainsi que par le Monde. Très peu de personnes semblaient alors sensibilisées par l’accroit de l’antisémitisme pendant la campagne présidentielle, et beaucoup en revanche participaient à sa vulgarisation, ou alors faisaient semblants de ne pas reconnaître son visage. Nous jugeons que cela est encore le cas, voire même que nous assistons à un antisémitisme de plus en plus propagé et assumé. Notamment avec les Gilets Jaunes employant le symbole antisémite des « Rothschild » pour appeler à la démission du président, associé depuis la campagne présidentielle à Emmanuel Macron (« Les Rothschild ne sont pas les bienvenus ici »; « président Rothschild » ou les appels de plus en plus récurrents à s’attaquer à la “loi Rothschild” qui serait la cause des malheurs économiques du pays). Certains Gilets Jaunes manifestent même main dans la main avec l’extrême droite, notamment avec Hervé van Laethem (mouvement Nation) et Udo Foigt (NPD) de l’ultra droite Allemande, comme le 8 févier 2019 devant la banque Rothschild à Bruxelles: “C’est une bonne chose de mener une action ici devant les bureaux de la Banque Rothschild, car cette banque est emblématique du combat que doivent mener les gilets jaunes contre le pouvoir de l’argent. D’abord car rappelons qu’Emmanuel Macron a été (est toujours?) un employé de cette banque.” Ce même Udo Foigt, membre de parlement…

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Mais au fait, l’antisémitisme, c’est quoi ?

in Mémoires Vives by

Après une explosion d’actes et de discours antisémites qui est loin d’être terminée, alors que les thèses complotistes circulent non seulement largement mais de plus en plus ouvertement dans le débat public, comment ne pas diffuser l’intervention de Tal Bruttmann sur l’antisémitisme à un colloque organisé et diffusé en ligne en octobre 2017 par la CGT ? On vous prévient tout de suite, cette intervention est bien plus sympa à écouter que la lecture de notre tentative d’introduction ! Voilà en quinze minutes, de manière concrète et claire, l’essentiel, pour commencer à réfléchir à ce qu’est l’antisémitisme, ses liens avec le racisme et la xénophobie, ses spécificités. Nous ne pouvons pas vous mettre tous les exemples, mais vous y trouverez, dans le désordre, Weinstein, Picasso, Zemmour, Gainsbourg, Krasucki, bien sûr Rothschild et quelques autres encore. Et des complots et des banquiers, évidemment. Non seulement c’est pas chiant, mais ce qu’on apprécie à Lignes de Crêtes, c’est que cette intervention, tout en se concentrant sur les fondamentaux de l’antisémitisme, n’oublie en rien les autres idéologies de haine, ne cède jamais à l’essentialisation ni à l’idéalisation des minorités. Enfin des réponses aux questions que vous n’avez peut-être jamais osé (vous) poser sur l’antisémitisme. Beaucoup de rigueur sans rigidité et quelques lumières qui éclairent les mécanismes de la haine, pour mieux en sortir. Enjoy !

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Antisémitisme: le fantôme jamais congédié

in Chroniques de la violence brune by

La bête immonde Contre l’antisémitisme, on peut se tenir bien, comme le chantait Léo Ferré dans les Anarchistes, bras dessus, bras dessous mais jamais joyeux. Seulement debout. Au début des années 2000, on assistât à une libération de la parole antijuive. A gauche, nous fumes alors peu nombreux à réaliser l’ampleur du désastre à venir. Car les mots, disait Sartre sont des pistolets chargés. Et au bout des mots, il y eut des meurtres. Aujourd’hui comme pendant la manif Jour de colère de janvier 2014, l’antisémitisme n’a plus d’alibi. “Juifs casse-toi la France n’est pas à toi” criaient alors les adeptes de Soral et Dieudonné dans une triste préfiguration. La cause palestinienne, plus orpheline que jamais, ne sert même plus de paravent à la haine. Cimetières et pierres tombales profanées, graffitis haineux mais aussi slogans et banderoles faisant référence à la banque Rothschild, sont devenus quotidiens. Et puis ces scènes qui suscitent effroi et dégoût mêlés; Finkielkraut pris à partie par une meute pogromiste, Ingrid Levavasseur, une Gilets jaunes qui avait eu l’outrecuidance de se rêver porte-parole, bousculée insultée; puis traitée de sale pute… la haine misogyne, la haine antisémite, la même…. Bien sûr les paroles sont confuses comme ceux qui les profèrent; du vert, du noir, du rouge et beaucoup de brun, ils peuvent traiter une “goy” de “sale juive” et leur antisionisme un peu bancal suggère à un Juif, oh combien français, de “rentrer” à Tel Aviv… Mais cette confusion et cette bouillie idéologique sont aussi une des…

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A nos amis, dégagez!

in Chroniques du déni by &

Il paraît qu’on ne choisit pas sa famille, mais ses amis, oui. Pourtant, certains d’entre eux, nous ne les avons pas choisis. Ils sont arrivés dans nos vies politiques, comme arrivent les vautours dans les moments de deuil, de doute, de déroute, de désespoir, avec leur fausse compassion et leurs remèdes empoisonnés. Ils sont nombreux des deux côtés. Ils nous aiment parfois passionnément et peu importe que cet amour nous sacrifie sur l’autel de leurs tristes passions. C’est qu’à travers nous, ils se détestent un peu moins… Depuis longtemps déjà, il y a les amis des Arabes, ceux qui les imaginent sur un âne dans le désert, aussi démunis que violents et sanguins. Ceux-là, depuis longtemps, leur offrent leur propre frustration en guise de solidarité et leur haine des Juifs en gage de loyauté. Ceux-là se mobilisent pour les Palestiniens mais le sujet de leur passion semble être Israël et les Juifs. Que des Palestiniens meurent de faim dans les camps syriens, que le monde arabe se soulève, qu’il aspire à la liberté et il n’y a plus personne pour répondre présent. On aime les Arabes en hiver pas au printemps… Et puis il y a les nouveaux amis des Juifs, fervents soutiens de ce qu’il y a de pire en Israël, évangéliques allumés et autres défenseurs de la « civilisation occidentale ». Quand ce ne sont pas les nouveaux amis de Netanyahu; Orban, Bolsonaro, Trump pour qui le nom d’Israël est devenu synonyme et alibi de leur croisade barbare. En France,…

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Mémoire de la Shoah: un sondage problématique

in Mémoires Vives by &

La publication le 27 novembre par CNN d’un sondage portant sur l’antisémitisme dans plusieurs pays européens a entraîné de nombreuses réactions quant aux résultats. Un élément en particulier a attiré l’attention en France: selon ce sondage près d’un français sur cinq ignore ce qu’est la Shoah. Le chiffre a été particulièrement commenté. Pourtant ce résultat interpelle. La prise en compte de la part de personnes déclarant ignorer ce qu’est l’Holocauste parmi les résultats recueillis dans les différents pays européens (sept au total) sur lesquels le sondage a porté offre une perspective globale, permettant de mettre en lumière plusieurs choses et d’interroger cette statistique concernant la France.

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