"Je n'ai pas vécu la liberté, mais je l'ai écrite sur les murs" (la révolution syrienne)

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Luttes

Déclics et des gens

in Instants by

Première conversation. Un militant, salarié d’un établissement du secteur public où ça bouge quand même un peu, explique que s’il devait reprendre le boulot à plein temps, il rentrerait très vite dans la gueule de tout le monde, à commencer par ses collègues parce qu’il n’en peut plus des gens résignés et par les encadrants, le premier qui vient lui dire quoi que ce soit, il va être bien reçu. Deuxième conversation. Une militante explique que dans un magasin où elle va régulièrement et où sa sœur est employée, elle a récemment discuté avec un salarié, qui lui dit être chef de rayon, gérer l’approvisionnement, les autres salariés du rayon et précise, sachant l’engagement syndical de son interlocutrice, qu’il est contre les syndicats dans le magasin. Malgré cette sortie provocatrice, la conversation se poursuit sur les conditions de travail de l’une et l’autre. Le chef de rayon en vient à donner son salaire : 1500€. La militante syndicale lui dit alors gagner bien plus, sans « responsabilités » d’encadrant, simplement en remplissant des chariots, parce qu’elle est dans un secteur où il y a (encore) une bonne convention collective. Quelques jours plus tard, la sœur de la militante syndicale lui dit que le chef de tel rayon voudrait lui parler, sur des questions de salaire, sur la future mise en place du CSE…   Les exemples viennent du milieu syndical, mais les deux démarches pourraient se retrouver dans d’autres cadres militants. Ce n’est pas une question d’étiquette, les deux militants sont du même…

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Tyrannie des minorités: de Macron à Autain, le discours fasciste se recycle en boucle

in Chroniques du déni by

“L’objectif est toujours de réconcilier et unir, on ne le fera pas en un jour, pas par l’inaction, pas en cédant à la tyrannie de minorités qui se sont habituées à ce que l’on leur cède”. Emmanuel Macron 15 avril 2018. Et c’est ainsi que le Président utilisa, contre les luttes sociales, le concept de ” tyrannie des minorités”, popularisé par tous les racistes et tous les antisémites. Le glissement idéologique, s’il n’est pas original, est significatif. Lors de la campagne des primaires de la droite et du centre, Nicolas Sarkozy, lancé dans une tentative frénétique de recherche des voix de l’extrême-droite l’avait également utilisée, en affirmant que ” la République reculait chaque jour davantage devant la tyrannie des minorités”. Lesquelles selon lui, étaient constituées en vrac par “les lycéens”, les “casseurs”, les “zadistes” et les “islamistes radicaux”.

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#5mai: le confusionnisme qui casse

in Chroniques du déni by

Mercredi 4 avril François Ruffin, député insoumis, revenait à la bourse du travail tenter de lancer une proposition, une grande manifestation avec lui un samedi: #AvecMoile5Mai. L’idée n’est pas de rejouer la Nuit Debout mais Ruffin avait quand même pensé à ramener les mêmes ingrédients: Frédéric Lordon, Loïc de Jolie Môme et la fanfarre qui permet d’éviter que la salle n’émette trop d’idées d’organisation démocratique. Rapidement renommée “La Fête à Macron” histoire d’avoir un but, le #5mai fleurit sur les comptes insoumis et tente de se doter de comités d’organisations. Lordon explique que la date du 5 mai fut choisie par commodité. En effet, le 28 avril la grève des cheminots empêchait les gens de venir en train et puis c’était les vacances de la zone parisienne. Et le 1er mai ça aurait eu l’air d’être à la remorque des syndicats. Donc le 5 mai “Toutes les organisations, politiques, syndicales, associatives, sont invitées à se l’approprier – pourvu qu’elles soient capables du discernement minimal et d’accepter de se fondre dans un ensemble plus vaste qu’elles.” Martinez a annoncé que la CGT ne comptait pas participer. Le lendemain, 5 avril, Olivier Besançenot, Benoît Hamon, Pierre Laurent et François Ruffin se retrouvaient à Woincourt pour défendre les lignes de proximités…

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