"Je n'ai pas vécu la liberté, mais je l'ai écrite sur les murs" (la révolution syrienne)

Maurras au temps de la pandémie: de la maladie séparatiste et de l’extension de l’état d’urgence sanitaire.

« Notre pays est malade. Il est malade d’un séparatisme dont le premier, le séparatisme islamiste, gangrène l’unité nationale. Après s’être attaqué au terrorisme, le Président de la République a souhaité diriger l’action de l’État et des pouvoirs publics contre ce qui en est le terreau. Quand on est malade, il faut savoir nommer sa maladie, identifier ses caractéristiques et étudier ses variants, mais il faut aussi trouver les médicaments. » C’est par cette déclaration que Gérald Darmanin a ouvert les débats (1)sur la loi Séparatisme , censée conforter les principes de la République. En pleine pandémie réelle, scientifiquement établie, le gouvernement a décidé de créer la sienne pour fonder une politique d’ambition, la loi Séparatisme étant une loi touchant de très nombreux domaines de la vie publique. En pleine pandémie réelle, le gouvernement a décidé d’imposer un récit où il serait le soignant au chevet d’une France infectée par le virus qu’il a fabriqué de toutes pièces : le « séparatisme ». Le diagnostic La référence à la pandémie a en effet été utilisée dès la remise du rapport d’enquête sénatorial censé préparer la loi. En juillet 2020 Marlène Schiappa annonce vouloir construire un modèle de lutte contre le Séparatisme construit sur celui utilisé pendant la première phase de la pandémie de Covid 19, c’est à dire l’association de l’état et des collectivités territoriales pour organiser le confinement (2). La comparaison n’est pas neutre. En effet, la propagande autour de la future loi va s’articuler autour de deux axes: d’une part, la dénonciation sans…

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A LA UNE

Machiavel, la realpolitik et la guerre en Syrie

in Révolution by

Certes, Assad est un tyran qui massacre son peuple, mais… Voici l’argument ultime et absolu des défenseurs de la politique d’Assad et de Poutine en Syrie : évacuer toute morale pour légitimer une realpolitik. Leurs opposants tentent sans aucun succès d’argumenter justement l’humain, la morale, l’éthique, le droit de la guerre, les valeurs sur lesquelles se fondent nos sociétés, les images choquantes de la réalité du massacre. En réalité les pro-Poutine et pro-Assad sont moraux et leur problème n’est pas à l’origine un déficit d’éthique. Ils reconnaissent que Bachar est un tyran, ils savent faire la différence entre le bien et le mal, simplement ils choisissent le mal. C’est un choix pleinement conscient et libre et qu’il est impossible de changer en leur demandant de prendre en compte des arguments éthique et moraux qu’ils ont déjà pris en compte dans leur réflexion. En fait, le choix du mal est un choix éthique. Le réel problème de ces personnes se situe ailleurs : la realpolitik. Et surtout dans la définition qu’en donnent ses partisans : la realpolitik serait simplement le choix du mal. La seule difficulté de la realpolitik serait en fait de faire ce choix et de le tenir courageusement face aux « bisounours », aux « bienpensants », aux « humanistes ».

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