"Je n'ai pas vécu la liberté, mais je l'ai écrite sur les murs" (la révolution syrienne)

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Chroniques du déni - page 5

Pour montrer à quel point le déni des problèmes existants et de leurs conséquences réelles est un mode de fonctionnement de nos sociétés

#5mai: le confusionnisme qui casse

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Mercredi 4 avril François Ruffin, député insoumis, revenait à la bourse du travail tenter de lancer une proposition, une grande manifestation avec lui un samedi: #AvecMoile5Mai. L’idée n’est pas de rejouer la Nuit Debout mais Ruffin avait quand même pensé à ramener les mêmes ingrédients: Frédéric Lordon, Loïc de Jolie Môme et la fanfarre qui permet d’éviter que la salle n’émette trop d’idées d’organisation démocratique. Rapidement renommée “La Fête à Macron” histoire d’avoir un but, le #5mai fleurit sur les comptes insoumis et tente de se doter de comités d’organisations. Lordon explique que la date du 5 mai fut choisie par commodité. En effet, le 28 avril la grève des cheminots empêchait les gens de venir en train et puis c’était les vacances de la zone parisienne. Et le 1er mai ça aurait eu l’air d’être à la remorque des syndicats. Donc le 5 mai “Toutes les organisations, politiques, syndicales, associatives, sont invitées à se l’approprier – pourvu qu’elles soient capables du discernement minimal et d’accepter de se fondre dans un ensemble plus vaste qu’elles.” Martinez a annoncé que la CGT ne comptait pas participer. Le lendemain, 5 avril, Olivier Besançenot, Benoît Hamon, Pierre Laurent et François Ruffin se retrouvaient à Woincourt pour défendre les lignes de proximités…

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Le Vent se Lève, jeune site souverainiste recrute historien du nazisme pour un plan com’

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(ou comment Johann Chapoutot, historien du nazisme a donné une interview à des fans de Carl Schmitt) A quoi sert la parole de l’historien en politique ? Peut-on d’ailleurs rester seulement dans une démarche historienne lorsqu’on décide de s’engager aux côtés de tel ou tel organe militant ? Cas pratique : quand Johann Chapoutot spécialiste incontestable du nazisme intervient sur le site Le Vent se Lève, est-il permis de parler de soutien orienté à une propagande bien précise ? Au moment où Le Vent se Lève diffuse une campagne d’appel aux dons, après avoir été présenté comme un « jeune média indépendant » par Street Press ou les Inrocks, la question peut étonner. Indépendant, c’est comme libéral, un concept un peu fourre-tout, même s’il fait son effet rhétorique. Le mot rassure dans les milieux militants de gauche radicale, dans la mesure où sa signification communément acceptée est « Ce n’est pas Bolloré qui paye ». C’est un peu court Les animateurs du Vent se Lève ont bien compris que d’autres questions sur « l’indépendance » pourraient être soulevées à l’occasion de leur levée de fonds, lancée à peu près en même temps que la parution de l’entretien avec Johan Chapoutot, qui donne une coloration antifasciste un peu nouvelle à la revue. Laquelle a perdu une partie de son contenu nettement moins antifasciste en chemin, nombre d’articles ayant été supprimés du site. On trouvera donc ci-dessous, et à chaque fois qu’ils seront évoqués, les articles disparus. Le souverainisme qu’est-ce que c’est?…

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