"Je n'ai pas vécu la liberté, mais je l'ai écrite sur les murs" (la révolution syrienne)

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Pétain

“La soupe sera servie à 11h30” – Que commémore-t-on le 11 novembre?

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Le 11 novembre 1918 à 11 heures toutes les cloches de France sonnent à la volée. On entend des cris “cessez-le-feu!” Et la Marseillaise résonne à tue-tête et gorge déployée. Un énorme soulagement envahit toute l’Europe; quatre ans de massacre prennent fin. L’armistice a été conclu le matin-même à 5h20 entre les Allemands et les forces de l’Entente, sur la Clairière de Rethondes à Compiègne. “L’armistice suspend les opérations de guerre par un accord mutuel des Parties belligérantes. Si la durée n’en est pas déterminée, les Parties belligérantes peuvent reprendre en tout temps les opérations, pourvu toutefois que l’ennemi soit averti en temps convenu, conformément aux conditions de l’armistice.” En raison de la date et de l’heure très précise de l’arrêt des combats à 11h (le 11ème jour du 11ème mois de l’année), voulue par le maréchal de France Ferdinand Foch, on a pu identifier le dernier soldat français mort de la Première Guerre mondiale. Il s’appelait Augustin Trébuchon et ce poilu était chargé à 10h50 soit 10 minutes avant que les cloches retentissent la fin des combats, pour une ultime mission, d’apporter un message à son capitaine positionné à 2 kilomètres de là. “La soupe sera servie à 11h30”. Cette soupe à la saveur de la fin de la guerre, qu’il ne mangera donc jamais. De cette mort, l’armée française n’est point fière et la falsifie pour qu’elle soit datée du 10 novembre. Ceux et celles qui sont morts les jours suivants le 11 novembre ne seront plus considérés…

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Macron et Pétain, quand la girouette tourne au gré des vents bruns

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Emmanuel Macron, président libéral élu grâce au front antifasciste a donc choisi, d’autorité présidentielle octroyée par la 5eme république de célébrer le Maréchal Pétain. Choisir est à vrai dire un bien grand mot, pour un président qui se targue de construire un “récit national”, mais peut, en 24 heures, et dans le cadre d’une semaine mémorielle censée avoir été préparée pendant un an, alterner hommages et relativisation de l’hommage, pendant que son équipe de communication va chercher De Gaulle pour justifier l’éloge de Pétain. Autorité présidentielle, d’ailleurs, est aussi un bien grand mot, pour celui qui le lendemain de la révélation d’un projet d’attentat de l’extrême-droite contre lui, lui donne des gages pitoyables et dangereux sur l’histoire et la mémoire.

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