"Je n'ai pas vécu la liberté, mais je l'ai écrite sur les murs" (la révolution syrienne)

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Islamophobie

Procès en appel d’Elias d’Imzalène : chronique d’une mascarade « antiraciste » annoncée

in islamophobie/Mémoires Vives/suprémacisme blanc by

Le procès en appel d’Elias d’Imzalène a fourni aux organisations déterminées à faire taire les voix critiques du colonialisme génocidaire israélien une nouvelle occasion de révéler au grand jour l’étendue de leur inconséquence sur les questions « antiracistes ». Droit dans ses bottes et stoïque tout au long de l’audience malgré les multiples provocations, Elias d’Imzalène est demeuré fidèle à ses principes, assumant ses positions antiracistes et anticolonialistes face à des « parties civiles » pour qui ce procès en appel s’est transformé en véritable naufrage…   Une « intifada judiciaire » au service du colonialisme sioniste Les 7 et 8 janvier 2026, se tenait à Paris le procès en appel d’Elias d’Imzalene, militant anticolonialiste poursuivi pour avoir eu l’outrecuidance de dénoncer publiquement le génocide en Palestine ; un génocide commis par l’Etat colonial sioniste, avec la complicité des gouvernements occidentaux, dont le gouvernement français. Côté « parties civiles », une dizaine d’avocats mandatés par des organisations dont l’«antiracisme » s’arrête aux portes de Gaza et de la Cisjordanie… Ces mêmes organisations qui prétendent qu’on a le droit de critiquer le gouvernement israélien tout en menant une « intifada judiciaire » implacable contre toute personne cherchant à exercer ce droit… Une propagande médiatique moins efficace que prévue ? Mal préparés, brouillons et désorganisés, les avocats des parties civiles ont avant tout cherché à s’appuyer sur l’intense campagne de propagande et de dénigrement médiatique ayant précédé l’audience. En effet, au cours de l’année 2025, Elias d’Imzalene a été mentionné dans plusieurs livres, reportages et autres « enquêtes » (souvent truquées) tandis que son visage apparaissait en…

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Le crime d’Elias d’Imzalene: avoir eu raison trop tôt

in Chroniques de la violence brune/islamophobie by

  Les 7 et 8 janvier, la Cour d’Appel de Paris rejugera Elias d’Imzalène. Deux journées d’audience pour quelques phrases prononcées en manifestation. Deux journées pour décider si une parole militante relève de l’expression politique ou de la menace pénale. Ce procès en appel ne porte pas seulement sur des mots. Il porte sur qui a le droit de les prononcer, et à quel prix. Il porte sur la transformation progressive d’un activiste des droits humains en ennemi intérieur. Ce qui est jugé aujourd’hui, c’est une parole qui, en septembre 2024, a nommé ce que beaucoup refusaient encore de dire — et qui l’a fait trop tôt, depuis une identité immédiatement illégitime : celle d’un militant musulman. Depuis, pourtant, les lignes ont bougé. De plus en plus de voix, issues d’horizons différents, affirment publiquement que ce qui se passe à Gaza porte bien le nom de génocide. Des ONG, des juristes, mais aussi des figures intellectuelles et culturelles dont la légitimité est largement reconnue dans le monde occidental. Parmi elles, celle de Omer Bartov, historien de la Shoah, professeur émérite à l’université Brown, spécialiste reconnu des crimes de masse. À l’été 2025, dans une tribune publiée en une du New York Times, il affirme explicitement que ce qui se déroule à Gaza relève du génocide. Cette prise de position est majeure : elle émane d’un chercheur qui a consacré sa vie à l’étude de la destruction des Juifs d’Europe et qui, longtemps, s’est montré prudent dans l’usage de ce terme.…

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Lignes de Cretes & CCIE : Marcher contre l’antisémitisme ou avec l’extrême-droite islamophobe ?

in Prises de positions by

Le 10 décembre sera organisé à Bruxelles une marche prétendument « contre l’antisémitisme » à l’appel de plusieurs organisations de droite. Voici notre position commune, Lignes de Crêtes et CCIE (Comité Contre l’Islamophobie en Europe) sur cette initiative et pourquoi nous ne défilerons pas aux côtés des islamophobes et de l’extrême droite 8 DÉCEMBRE 2023 À l’heure de l’appropriation de la lutte contre l’antisémitisme par l’extrême droite à des fins explicitement islamophobes, le collectif Lignes de Crêtes et le Collectif contre l’Islamophobie en Europe (CCIE) expriment leur colère et leur inquiétude. Nous refusons collectivement que la marche dite contre l’antisémitisme prévue le 10 décembre à Bruxelles avec l’appui de l’extrême-droite islamophobe ne soit l’occasion d’une énième prise d’otage de la lutte contre l’antisémitisme par les forces les plus réactionnaires et les plus nationalistes de la société. Ces dernières semaines ont vu se succéder, en France et en Belgique, les tentatives d’attribuer l’antisémitisme contemporain aux seules communautés musulmanes d’Europe. Les déclarations récentes quant à la prédominance d’un « antisémitisme couscous » ou quant aux projets prétendument nourris par tous les musulmans travaillant sur les chantiers de tuer des Juifs, sont inacceptables. Plusieurs accusations portées ces dernières semaines sur les communautés musulmanes quant à des faits antisémites se sont par ailleurs avérées être fausses, ces derniers se sont ainsi révélés le fait de l’extrême-droite. Nous refusons catégoriquement ce cadrage pernicieux qui stigmatise une minorité déjà discriminée pour mieux dédouaner la majorité dominante : non, les musulmans ne sont pas plus enclins à…

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Mémoire de ratonnades, quand Auxerre annonçait Romans sur Isère

in Chroniques de la violence brune/Mémoires Vives by

J’ai publié ce texte en 2012, sur un blog antifasciste confidentiel. Les incendies criminels et les ratonnades d’Auxerre me sont revenus brusquement en tête après avoir vu la ratonnade à Romans sur Isère, qui a fait réagir beaucoup de commentateurs non issus de l’immigration musulmane, comme si c’était une horreur nouvelle et inquiétante. Je me suis rappelé ma terreur sourde, dix ans en arrière quand cette violence était de plus en plus flagrante pour qui s’y intéressait, c’est à dire était capable de lire jour après jour la presse locale, les brèves ici et là. L’émergence de la peste brune extra-légale en même temps que la banalisation de l’extrême-droite parlementaire. Ces groupes néo nazis,qui se ressemblaient les uns les autres dans leur composition sociale: des jeunes imprégnés par les mythes et les appels aux meurtres des suprémacistes blancs américains et puis des policiers et des militaires. Ce fut le cas à Auxerre mais aussi toutes les années 2000 et 2010 à Carcassonne et Castres, villes de garnison où l’on brûle des mosquées et ou l’on chasse le « raton », comme on va au bal, entre jeunes et paras. Dix ans plus tard, ce sera aussi la composition d’un groupe Telegram de 8000 personnes FrDeter, démasqué par des journalistes communautaires musulmans juste avant de passer à l’acte et de commettre des attaques armées contre des mosquées et des activistes musulmans. Les ratonnades d’Auxerre ont commencé en 2004 et 2005, en même temps que perçait un blog peu connu en dehors des cercles…

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Même pas une minute de respect: bilan du macronisme scolaire

in Ecole by

Ce n’était donc qu’un piège. Lundi, dernière semaine de cette période, nous avons fait une minute de silence avec les élèves. Pour nos collègues Dominique Bernard, Samuel Paty, lâchement assassinés. Et pour les collègues blessés à Arras, un agent d’accueil et un professeur d’EPS. C’était la sixième que je vivais, un rituel récurrent, qui est toujours une épreuve pour moi. Que dire ou ne pas dire ? Comment me positionner, dépasser ma stupéfaction, mes émotions face aux élèves ? A chaque fois c’est beaucoup d’appréhension, je n’ai pas le temps de me recueillir, de comprendre l’évènement qui se passe que déjà l’État m’impose cette épreuve. Tandis que j’encaisse la nouvelle le weekend, déjà une part de moi doit anticiper ce moment. Cette fois-ci nos syndicats unanimes ont réussi à arracher un temps de collectif au Ministère. Ce n’était pas gagné. Enfin deux heures pour le secondaire, renvoyant nos collègues du primaire à leur temps de pause pour se préparer, simplement échanger, se soutenir. Au collège, nous avons bien organisé ça je crois. Une direction bienveillante, des échanges, de l’entraide, je pense que nous avons dans l’ensemble pu accueillir les élèves plus serein-e-s, moins anxieux. Nous avons décidé d’expliquer aux élèves dès la première heure. J’ai fait ce temps avec une collègue et des petits sixièmes, qui pour certain-e-s en savaient beaucoup. Au fil de la discussion sont remontés leurs témoignages de violence dans le quartier, d’expériences d’intrusions dans l’école, de témoignages de la violence quotidienne. Nous avons expliqué le sens…

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Palestine : d’une quenelle d’État et des moyens de lui tordre le bras.

in Non classé by

Au début des années 2010, la sphère antisémite avait réussi une OPA foudroyante sur l’antiracisme. Celle-ci se manifeste dans sa forme la plus éclatante lorsqu’en 2009, Robert Faurisson monte avec Dieudonné sur la scène d’un Zénith plein à craquer, tient un discours négationniste et est applaudi en même temps par Jean-Marie Le Pen, vétéran de la guerre d’Algérie, et un public qui se pense révolutionnaire de gauche aux cris de “ Palestine vivra, Palestine vaincra “. A ce moment, acteurs sincères de la lutte contre l’antisémitisme, nous pensions avoir vécu la pire des impostures possibles. Nous ne pouvions prévoir 2023, ce moment où la lutte contre l’antisémitisme est incarnée par le gouvernement français, au cri que l’on peut résumer par “ Netanyahu vaincra” . Ou par “ Maurras vaincra” ce qui somme toute revient au même. En 2009, toute la gauche antiraciste n’était pas aux meetings de Dieudonné. Bien au contraire, la majorité des forces de gauche radicale le condamnaient, mais de manière totalement impuissante car elles refusaient de remettre en cause son postulat limpide : il n’y avait pas de lutte pour la Palestine sans cautionner a minima une partie de la rhétorique antisémite. Nous ne reviendrons pas ici sur ce passé, et sur les positions qui ont été les nôtres dans cette période, critiquables autant que celles qui nous faisaient face dans notre propre camp. Mais aujourd’hui, nous assistons à un phénomène absolument similaire mais d’une puissance de feu absolument exponentielle car c’est le pouvoir qui mène. Dieudonné…

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Le frérisme pour les nuls (2): Florence Bergeaud-Blackler, ou quand une chercheuse du CNRS s’en prend au halal, au ramadan et…à la recherche scientifique

in Féminisme/islamophobie by

NDLR: La première partie de cette étude critique d’Alain Gabon consacrée à l’ouvrage de Florence Bergeaud-Blackler, « Le Frérisme et ses réseaux » se trouve ici Les demandes  de suppression de fonds pour la recherche (quelle ironie de la part d’une chercheuse), les calomnies contre ses collègues, la diabolisation des associations antiracistes et de champs disciplinaires et universitaires qui lui sont manifestement étrangers   ne constituent qu’une partie des problèmes  de  l’ouvrage et des interventions médiatiques de son auteure. Partout, « entrisme », « infiltration », « endoctrinement », « complot » FBB stigmatise  les pratiques cultuelles musulmanes  les plus banales. Elle confond bel et bien, quoi qu’elle s’en défende,  islam et islamisme. Elle le fait notamment lorsque la consommation de nourritures Halal  et la simple pratique du jeûne du ramadan se voient mettre en accusation. Pour FBB,  tout signe d’appartenace musulmane est” islamiste”, et donc menace existentielle pour l’édifice républicain,  et tout musulman “visible” est d’emblée “frériste” ou pire. Pas plus que son avocat, FBB  ne supporte donc de voir des hijabs, fut-ce en posters  et encore moins des féministes musulmanes disposer de quelques misérables minutes d’antenne sur une chaîne publique.  Son compte Twitter  regorge d’attaques et d’accusations d’”islamisme”  contre toute activiste ou toute   musulmane voilée dès lors qu’elle est  invitée dans les média, aussi rarissimes ces invitations soient-elles.  Sans doute faudrait-il à ses yeux  exclure encore davantage celles qui le sont déjà systématiquement par la majeure partie des institutions françaises. Ses tweets mettant en avant  avec insistance sa qualité de chercheuse reconnue par  une institution publique (le CNRS) , comment ne…

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Diplomatie islamophobe : recevoir Modi, bannir Muhammad Rabbani, activiste musulman des droits humains

in islamophobie by

Le 14 juillet dernier, Modi, assassin de masse de la minorité musulmane de son pays etait reçu en grande pompe pour la fête nationale par le gouvernement français. Les critiques qui ont émaillé sa visite ont été assez rares, et les rassemblements de protestation organisés par des activistes et des intellectuels ont été à l’image de l’encéphalogramme plat qui est celui de la gauche, dès qu’il s’agit d’analyser et de combattre l’un des réacteurs les plus puissants de la politique macroniste actuelle, l’islamophobie, c’est à dire très peu fréquentés. Exception française, le pays qui se croit le berceau des droits humains est aussi celui où tout dictateur qui persécute des musulmans est considéré comme un honnête homme  dont la compagnie est à rechercher pour les grandes occasions. Il faut des victimes avec la bonne religion pour que l’humaniste moyen ou présidentiel  retrouve ses capacités, et lance des appels vibrants pour la démocratie. Heureusement que les Ukrainiens ne sont pas tchétchènes ou syriens, Vladimir Poutine serait encore reçu en grande pompe au château de Versailles. Malheureusement, même une partie des critiques de Modi s’est faite sur des bases erronées et lacunaires. Macron aurait reçu Modi uniquement pour vendre des avions de guerre, la politique étrangère de la France serait donc purement utilitariste et économiste et l’idéologie serait annexe dans tout cela. Ce n’est le cas que dans la conception du monde étriquée d’une certaine gauche néo-marxiste, la même qui voit l’islamophobie française comme une pure « diversion » pour cacher les vrais problèmes.…

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Où sont les intellectuels conservateurs en Inde ?

in islamophobie/Mémoires Vives by

Alors que l’on se réjouit en France de vendre quelques Rafales à l’Inde de Narendra Modi, ce dernier sera accueilli en grande pompe par le président Macron ce 14 juillet à Paris. Au pouvoir depuis presque dix ans, Modi et son gouvernement sont directement responsables de la montée de l’islamophobie en Inde, islamophobie qui cimente un projet suprémaciste assumé. Si les attaques sur la société civile se multiplient, des universitaires indiens se mobilisent pour décortiquer cette mécanique autoritaire, étudiant aussi bien la mise au pas de l’université que les liens entre islamophobie et suprémacisme hindou Nous publions ici deux textes traduits du South Asia Multidisciplinary Academic Journal, leur lecture met en lumière les raisons de l’entente entre les deux chefs d’état : “la plus grande démocratie du monde” et le “pays des lumières” sont engagés sur la même pente autoritaire et raciste. Pendant que notre gouvernement tisse des liens avec l’extrême-droite islamophobe indienne, des camarades appellent à les rejoindre le 13 juillet à partir de 17 heures sur la pelouses des Invalides. Où Sont les Intellectuels conservateurs en Inde? Par RAMACHANDRA GUHA La vie politique indienne est aujourd’hui fondée sur un paradoxe : alors qu’un parti politique de droite est au pouvoir, les intellectuels de droite se font rares. Et c’est exceptionnel parmi les démocraties dans le monde. Les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou l’Allemagne possèdent des traditions intellectuelles conservatrices, qui continuent de fournir une assise aux partis politiques comme les Républicains en Amérique, les Conservateurs en Angleterre ou les Chrétiens…

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Abrogation de la loi de 2004, point de vue anecdotique d’une beurette sans qualité

in #AbrogationLoi2004 by

Je suis ce que je savais J’y ai dansé la nuit L’esprit parfois retrouvéEt parfois c’est fini Je me raccroche à qui? Tous mes héros sont morts Ne restent que mes ennemis Je m’y accroche encore. Indochine, Station 13   Je suis pour l’abrogation de la loi de 2004 depuis 2004. C’est difficile d’expliquer pourquoi. Je n’ai jamais compris comment on pouvait ne pas être d’extrême-droite et défendre cette loi. Même après vingt ans à gauche, dans les mouvements sociaux et dans la lutte contre l’antisémitisme, je n’ai jamais réussi à comprendre. J’ai toujours eu des camarades pour la loi de 2004. Des gens parfaitement sympathiques et engagés mais qui d’un coup te disent tranquillement qu’ils sont pour exclure des jeunes filles de l’école et bousiller leur vie. Ou alors pour les forcer à se déshabiller. Entre 2004 et 2006, sur le forum d’une organisation anarchiste, j’ai discuté deux ans avec des révolutionnaires qui étaient pour la loi de 2004. J’ai du écrire des centaines de pages. Un jour j’ai arrêté parce que j’ai compris ce qui se passait. Les français avaient décidé qu’il y avait seulement deux sortes de femmes issues de l’immigration musulmane. Les voilées et les non-voilées. Ils étaient en train de faire de nous des non-voilées. Ils nous contraignaient à entrer nous aussi dans une case définie par leurs critères. C’était inévitable, le rapport de forces était trop inégal à gauche. Or je n’étais pas du tout une non-voilée. J’étais une militante de l’immigration pour le droit…

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