Mustafa Çakıcı, héros de Gaza sacrifié sur l’autel de l’islamophobie de gauche
Le traitement infligé à Mustafa Çakıcı, à son retour de détention israélienne, raconte autre chose qu’un dérapage : il dévoile la mort lente de certaines valeurs que la gauche prétendait défendre. En s’acharnant contre un homme qui venait d’affronter la violence coloniale pour briser le blocus de Gaza, une partie de la gauche a révélé sa propre faillite morale. Réhabiliter Mustafa Çakıcı, c’est lire ce que son histoire dit de nous : notre islamophobie persistante, notre indifférence au génocide des musulmans, et nos réflexes militants incapables de reconnaître un résistant dès lors qu’il ne correspond pas à l’image que nous voulons afficher. La gauche, la meute et le musulman : la chasse ouverte contre Mustafa Çakıcı Leader français de la flottille de la liberté, Mustafa Çakıcı a navigué jusqu’aux eaux de Gaza pour dénoncer le blocus israélien. Il a mis sa vie en danger, a été arrêté par l’armée israélienne, puis torturé et maltraité en détention – un traitement que plusieurs organisations humanitaires et des médias comme L’Humanité ont décrit pour l’ensemble des membres de la flottille capturés[1][2]. Lorsqu’il revient en France, il a perdu 18 kilos. Il est en état de stress post-traumatique, mais il est debout. Symbole de la résistance pacifique, il est alors porteur d’un message simple : la liberté pour la Palestine, la dignité pour les peuples. Et c’est à ce moment précis que certains médias et une partie de la gauche dite “progressiste” décident de le clouer au pilori[3]. On ne salue pas son…