"Je n'ai pas vécu la liberté, mais je l'ai écrite sur les murs" (la révolution syrienne)

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Violences

#metoo #maispaspourtouTEs

in Féminisme by

Aujourd’hui, je voudrais parler de mes doutes sur #MeToo. Alors je transpire un peu, j’ai l’impression que je devrais me fendre d’un disclaimer, dire que je suis féministe et que oui #MeToo c’est important. Et ça déjà, ça m’interroge, d’avoir ce réflexe de me défendre : #MeToo c’est un peu sacré, on n’y touche pas. Mais moi j’ai plein de questions, de doutes, et un peu de colère, aussi. Allons-y, un peu en vrac.

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Gilets Jaunes, violence et anomie

in Chroniques du déni by

Les Gilets Jaunes sont l’anti-barrage au fascisme. Le slogan « Macron démission » permet d’unir ceux qui n’ont aucun horizon politique et ceux qui ont pour horizon de rejouer le second tour ou d’abolir la république. C’est en cela que ce mouvement est un mouvement fasciste, car c’est un mouvement qui peut convaincre des gens de se tourner vers le fascisme. C’est aussi l’anti-barrage au fascisme qui est exprimé par cette gauche tentée de rejoindre les Gilets Jaunes. Celle là ne supporte pas qu’on lui rappelle la réalité du fascisme du mouvement et développe tout un argumentaire destiné à briser, dépasser, oublier le barrage au fascisme. “Ils ne sont pas tous comme ça; c’est du mépris de classe; justement il faut aller sur le terrain avec l’extrême droite pour pas lui laisser le terrain; j’ai un ami du comité Adama qui y était; c’est pas représentatif; c’est minoritaire; y’a des fascistes partout donc c’est normal on ne peut rien y faire”. La gauche se construit consciencieusement son déni et ses justifications, qui resserviront par la suite.

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Violence à l’école, violence de l’école

in Ecole/Instants by

La violence à l’école, pour moi, c’est paradoxalement d’abord le souvenir de celle d’une famille d’élève à l’encontre de son enfant. Le souvenir d’une rencontre avec un père et son fils que j’avais convoqués pour une remontée de bretelles et qui s’est terminée par une volée de coups sur un gamin de cinquième après l’exposé du premier reproche que j’avais à lui faire en tant qu’élève. La violence, pour moi, a le visage trop prévisible de ce qui devait advenir presque immanquablement à ce jeune garçon, le conseil de discipline quelques mois plus tard, la prison pour lui devenu adulte et ensuite l’errance d’hébergement d’urgence en hébergement d’urgence. Et pour moi l’apprentissage que peut-être, tout n’était pas bon à dire. Et la certitude désormais ancrée de ne pas être, ou pas assez capable de changer les destins individuels de ceux que l’Etat me confiait au nom d’une mission que l’on sent tous comme vitale pour notre commun. Mais dont on comprend rapidement qu’elle est rendue trop souvent impossible pour ceux qui en ont le plus besoin à cause des poids qui créent et entretiennent les inégalités au vu et au su de tous.

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