"Je n'ai pas vécu la liberté, mais je l'ai écrite sur les murs" (la révolution syrienne)

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Laïque Gratuite et Obligatoire

Violence à l’école, violence de l’école

in Instants by

La violence à l’école, pour moi, c’est paradoxalement d’abord le souvenir de celle d’une famille d’élève à l’encontre de son enfant. Le souvenir d’une rencontre avec un père et son fils que j’avais convoqués pour une remontée de bretelles et qui s’est terminée par une volée de coups sur un gamin de cinquième après l’exposé du premier reproche que j’avais à lui faire en tant qu’élève. La violence, pour moi, a le visage trop prévisible de ce qui devait advenir presque immanquablement à ce jeune garçon, le conseil de discipline quelques mois plus tard, la prison pour lui devenu adulte et ensuite l’errance d’hébergement d’urgence en hébergement d’urgence. Et pour moi l’apprentissage que peut-être, tout n’était pas bon à dire. Et la certitude désormais ancrée de ne pas être, ou pas assez capable de changer les destins individuels de ceux que l’Etat me confiait au nom d’une mission que l’on sent tous comme vitale pour notre commun. Mais dont on comprend rapidement qu’elle est rendue trop souvent impossible pour ceux qui en ont le plus besoin à cause des poids qui créent et entretiennent les inégalités au vu et au su de tous.

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Faut-il avoir peur d’enseigner l’histoire de France ?

in Chroniques du déni/Mémoires Vives by

Enseigner le cadre national conduit-il irrémédiablement à faire du “roman national” ? On serait tenté de le croire à la lecture de quelques réactions aux propos tenus dans le Monde par Souâd Ayada qui préside le Conseil Supérieur des Programmes chargé de rédiger une refonte de ceux-ci dans le cadre de la réforme du baccalauréat, notamment celle de Laurence De Cock. Pourtant les propos bien vagues de Souad Ayada ne laissent guère de place à la polémique. Ainsi écrit-elle « La langue française et l’histoire, de la France notamment, y occupent une place essentielle, non parce qu’elles servent seulement à promouvoir, dans une société en crise, le sentiment d’appartenir à la nation, mais parce que la maîtrise de la langue est la condition d’accès à tous les domaines de la culture, parce que la connaissance de l’histoire éclaire le présent et éclaircit l’avenir. » De ce seul passage, certains ont déduit un avenir sombre pour l’enseignement de l’histoire au lycée et le retour à une conception « nationalo-identitaire » de celui-ci.

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