"Je n'ai pas vécu la liberté, mais je l'ai écrite sur les murs" (la révolution syrienne)

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Lignes de Crêtes

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La Méandre vivra : contre l’expulsion, la répression et la mise au pas des cultures libres

in Chroniques de la violence brune/Instants by

Le collectif Lignes de Crêtes apporte son plein soutien au Collectif La Méandre, menacé d’expulsion des anciens hangars du Port Nord de Chalon-sur-Saône. Il appelle à signer massivement la pétition demandant l’abandon de cette procédure et la régularisation du lieu. Installée au Port Nord en 2011, La Méandre fait vivre une ancienne friche portuaire de 1 500 m² en bord de Saône. Le Collectif en a fait un espace autonome de création, de rencontre, de fête et de refuge, ancré dans la mémoire industrielle, ouvrière et populaire de la ville. Sa compagnie emploie chaque année une cinquantaine d’artistes et de technicien·nes. Plus de soixante projets de création et une trentaine d’événements publics y sont accueillis chaque année. Ce travail patient, nourri de créations, de fêtes et de solidarités, a fait de La Méandre un lieu à part entière de la vie culturelle et populaire chalonnaise. Un lieu culturel emblématique menacé d’expulsion Après la décision de la CCI de ne pas renouveler son bail, La Méandre occupe les hangars sans droit ni titre depuis le 1er janvier 2025. Le 22 juillet 2026, un commissaire de justice est venu constater cette occupation en vue d’une procédure d’expulsion. Nous soutenons sans condition les demandes portées par le Collectif : · l’abandon immédiat de la procédure d’expulsion ; · la réouverture d’un dialogue avec la CCI, la Ville de Chalon-sur-Saône, le Grand Chalon, la préfecture et Voies navigables de France ; · la régularisation de la présence de La Méandre par une convention d’occupation ; ·…

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Après la Catastrophe, une rencontre, contre toute attente.

in Non classé by

Ce qui ne devait pas arriverIl y a des rencontres que seule l’Histoire peut susciter.La rencontre entre Mustafa Cakici et moi-même est de celles-là.Elle est née du martyr de la Palestine et du génocide des Palestinien·ne·s de Gaza.À priori, pas grand-chose ne nous permettait de nous retrouver à militer ensemble. Moi, militant ouvrier dans deux groupes trotskystes depuis 50 ans. Syndicaliste en entreprise, en usine durant 12 ans, puis assistant social dans un hôpital psychiatrique. Athée, fils et petit-fils d’assassinés et de survivant·e·s de la Shoah. Et Mustafa, responsable d’une mosquée à Besançon, secrétaire du Conseil départemental du culte musulman du Doubs, dirigeant d’une petite entreprise. Plus jeune que moi de près de 30 ans. Apprendre à lutter ensemble Après le 7 octobre 2023, Palestine Amitié, principale association de solidarité avec le peuple palestinien de Besançon, a appelé à constituer un Collectif Palestine élargi sur la ville, regroupant des dizaines d’associations, de syndicats et de partis politiques.Mustafa et moi nous sommes rencontrés quelques semaines après le 7 octobre 2023, lors d’une réunion du Collectif qu’il avait demandé à intégrer avec plusieurs membres de la communauté musulmane.Nous, les militant·e·s du Collectif, avons appris à nous connaître, à passer outre nos préjugés, et nous avons commencé à militer ensemble.Dans les manifestations hebdomadaires, les actions de boycott de Carrefour, les projections de films autour de la Palestine. Nous avons surtout développé des liens de sororité et de fraternité dans la lutte commune contre le génocide à Gaza. Toutes et tous ensemble dans le…

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Communiqué : démocratie française, une dérive annoncée.

in Chroniques de la violence brune/Prises de positions by

Basculement Une alerte à la bombe vise le siège d’un parti politique. Des permanences voient leurs vitres brisées. Une mosquée est attaquée dans un contexte où les lieux de culte musulmans sont déjà régulièrement pris pour cible depuis des mois. Des militantes antifascistes sont doxxées, exposées publiquement, livrées aux menaces et au harcèlement. À Châteauroux, un militant du Rassemblement national se retranche, tire sur les forces de l’ordre, mobilise le RAID. Dans le même temps, sur les plateaux de télévision, des responsables politiques réclament la dissolution des groupes antifascistes et de LFI. L’histoire européenne connaît ces moments où la tension devient un climat. ° L’attentat de Piazza Fontana en 1969. ° Les émeutes du 6 février 1934. La mort de Quentin Deranque est un drame humain. Mais la manière dont un drame est immédiatement intégré dans un récit politique révèle le basculement en cours. De la dédiabolisation à la diabolisation Dans les années 2010, le Rassemblement national a été progressivement normalisé. La dédiabolisation a fonctionné. Aujourd’hui, le mouvement s’inverse. Ce ne sont plus les forces issues de l’extrême droite qui sont traitées comme une menace pour les démocraties, les enseignements des crimes commis au 20ᵉ siècle par le premier fascisme ont été muséifiés. Ce sont les forces qui refusent leur normalisation qui deviennent suspectes. L’antifascisme est désigné comme problème. Évidemment, ce mouvement s’inscrit dans la dynamique occidentale centrée autour des États-Unis dirigés par Trump, avec une proximité assumée des mouvements suprémacistes blancs les plus fanatiques. Ce déplacement structure la séquence…

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Le crime d’Elias d’Imzalene: avoir eu raison trop tôt

in Chroniques de la violence brune/islamophobie by

  Les 7 et 8 janvier, la Cour d’Appel de Paris rejugera Elias d’Imzalène. Deux journées d’audience pour quelques phrases prononcées en manifestation. Deux journées pour décider si une parole militante relève de l’expression politique ou de la menace pénale. Ce procès en appel ne porte pas seulement sur des mots. Il porte sur qui a le droit de les prononcer, et à quel prix. Il porte sur la transformation progressive d’un activiste des droits humains en ennemi intérieur. Ce qui est jugé aujourd’hui, c’est une parole qui, en septembre 2024, a nommé ce que beaucoup refusaient encore de dire — et qui l’a fait trop tôt, depuis une identité immédiatement illégitime : celle d’un militant musulman. Depuis, pourtant, les lignes ont bougé. De plus en plus de voix, issues d’horizons différents, affirment publiquement que ce qui se passe à Gaza porte bien le nom de génocide. Des ONG, des juristes, mais aussi des figures intellectuelles et culturelles dont la légitimité est largement reconnue dans le monde occidental. Parmi elles, celle de Omer Bartov, historien de la Shoah, professeur émérite à l’université Brown, spécialiste reconnu des crimes de masse. À l’été 2025, dans une tribune publiée en une du New York Times, il affirme explicitement que ce qui se déroule à Gaza relève du génocide. Cette prise de position est majeure : elle émane d’un chercheur qui a consacré sa vie à l’étude de la destruction des Juifs d’Europe et qui, longtemps, s’est montré prudent dans l’usage de ce terme.…

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Perquisitions contre l’Union Juive Française pour la Paix De l’antisémitisme qui vient.

in Antisémitisme/Chroniques du déni/Non classé by

Persécuter des personnes juives parce qu’elles combattent un génocide, ça ne vous rappelle rien ? Non. En tout cas, pas si vous êtes un acteur officiel de la lutte contre l’antisémitisme en France. L’annonce de la perquisition au domicile d’un membre de l’UJFP , pour un texte publié sur leur site et concernant les massacres en Palestine n’a déclenché aucune réaction particulière, pas plus que la fermeture de leur compte bancaire qui a précédé. C’est normal : la propagande israélienne et la propagande française ont fabriqué une définition très particulière de l’antisémitisme qui a totalement détruit le travail de pédagogie sur la nature de l’antisémitisme européen. L’histoire de l’extermination des Juifs d’Europe et ses prémices a été dévoyée. Jusqu’ici, l’antisémitisme était considéré comme le fait de s’en prendre à des Juifs parce que Juifs. Naturellement, cela pouvait également concerner des sionistes ou des Israéliens. Par exemple, un rabbin qui se fait agresser en pleine rue, c’est antisémite, qu’il soit sioniste ou antisioniste. Mais aujourd’hui la définition étatique et médiatique est à la fois plus restreinte et plus large. Plus large parce que toute prise de position contre l’État d’Israël est de l’antisémitisme. Il n’y a pas à nuancer : seuls ceux qui ne remettent en cause que le gouvernement actuel, et sans prononcer le mot génocide, sont exonérés de cette accusation. Plus restreinte parce que l’antisémitisme ne serait plus que cela. Exit les principaux schémas antisémites européens, dont ceux qui permettent de frapper l’UJFP mais ont également permis la persécution…

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Assassinat d’Hichem Miraoui : terreur islamophobe et mobilisation antiraciste

in islamophobie/suprémacisme blanc by

Une victoire de la mobilisation pour Aboubakar Cissé : la saisine du parquet anti-terroriste dans l’affaire de l’assassinat raciste d’un jeune homme tunisien, Hichem Meraoui et des blessures graves infligées à un jeune homme turc par un tueur qui a revendiqué l’attaque dans des vidéos est le résultat du rapport de forces. Le 11 mai nous étions des centaines de milliers en France à manifester contre l’islamophobie d’état, le racisme et la négrophobie, à l’initiative de la communauté musulmane. Cette mobilisation a été très durement réprimée, par des perquisitions touchant des membres du CCIE. Néanmoins elle a permis de sortir les crimes islamophobes de la rubrique fait divers dans laquelle ils sont cantonnés : en effet, l’assassinat de trois personnes en décembre 2022, comme l’attaque armée de la mosquée de Bayonne en 2019 ont toujours été traitées comme des crimes individuels et sans signification politique majeure par le pouvoir. Aujourd’hui le ministère de l’Intérieur est contraint de réagir différemment : sans doute aussi parce que le tueur mis en examen pour association de malfaiteurs, en possession d’armes lourdes est lié à d’autres tueurs potentiels. De nombreux médias communautaires ont mis à jour ces dernières années des groupes armés suprémacistes blancs qui allaient passer à l’action contre des musulmans, par exemple le groupe FrDeter, qui avait établi une liste précise de personnalités. De nombreux suprémacistes blancs extrêmement violents ont été jugés de manière laxiste et sans susciter un réel débat public : dans les plus récentes, on peut citer la simple…

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Urgence Palestine, la dissolution de trop

in A la une/islamophobie/suprémacisme blanc by

Emmanuel Macron a été porté au pouvoir par les voix de millions de personnes qui ont voté pour faire barrage à l’extrême droite. Il n’aura eu de cesse d’insulter ceux qui ont permis son élection, notamment en utilisant une loi votée par le Front Populaire en 1936 pour mettre fin à la violence des groupes de combat et des ligues d’extrême droite qui faisaient régner la terreur et avaient tenté un coup d’état en 1934. En 2025, son gouvernement se sert de cette loi pour tenter de dissoudre Urgence Palestine, le cœur battant de la lutte contre un génocide mené par l’extrême droite israélienne devenu le modèle de tous les fascistes occidentaux. Bruno Retailleau dissout Urgence Palestine en meme temps que la Jeune Garde, groupe antifasciste au lendemain de l’assassinat islamophobe d’Aboubakar Cissé , poignardé sauvagement dans un lieu de culte, au lendemain de l’assassinat d’une jeune lycéenne par un admirateur d’Adolf Hitler. Il n’y a pas besoin de longues analyses : les dissolutions ont d’abord concerné les associations musulmanes, dans un contexte où la deshumanisation islamophobe battait déjà son plein. Elles ont donc été accueillies dans l’indifférence. Elles ont ensuite concerné les écologistes conséquents, dont les actions massives et populaires mettaient en péril des projets capitalistes démentiels qui mènent partout l’humanité à sa perte. La dissolution d’Urgence Palestine est logique dans le contexte de la victoire idéologique provisoire de l’extrême-droite française, dont le macronisme est le valet tremblant. Depuis un an et demi, Urgence Palestine est en France le…

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Arrestation d’Abdourahmane Ridouane: triple peine pour les militants étrangers

in islamophobie by

Abdourahmane Ridouane, président de la mosquée de Pessac, est désormais inculpé pour apologie du terrorisme. Il a été mis en garde à vue pour cette raison. Il a été initialement interpelé en août. Son titre de séjour ne lui avait pas été renouvelé, malgré des décennies de présence sur le territoire français. Son domicile a été perquisitionné. Première peine pour avoir osé prendre la défense du peuple palestinien. Depuis le mois d’août, il était en rétention administrative. Il n’y a guère de différence entre la prison et la rétention, si ce n’est que la seconde a lieu sans condamnation pénale. Abdourahmane Ridouane était privé de sa liberté d’aller et venir, il n’avait pas le droit à internet et donc de se défendre face aux accusations politiques portées contre lui dans les médias et sur les réseaux. Sciemment, il a été enfermé dans un centre de rétention à des centaines de kilomètres de chez lui : il a donc été privé des visites régulières de son épouse et de ses proches. Double peine parce qu’il est immigré. Alors que le délai légal de rétention allait se terminer, il a été transféré ce 30 octobre au commissariat et placé en garde à vue pour “ apologie du terrorisme”. Triple peine, après avoir utilisé toutes les possibilités offertes par la législation contre les immigrés. Militants et militantes des droits humains, musulmans ou non, nous sommes solidaires d’Abdourahmane Ridouane et de l’intégralité de ses propos publics, que nous partageons sans exception ni aucune réserve.…

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Procès d’Elias d’Imzalene : au cœur des débats, la liberté d’expression contre un génocide en cours.

in Antisémitisme/Chroniques de la violence brune by

Ces femmes qui s’avancent En tenant au bout de leurs bras Ces enfants qui lancent Des pierres vers les soldats C’est perdu d’avance Les cailloux sur des casques lourds Tout ça pour des billets retour D’amour, d’amour, d’amour, d’amour.. Tout le monde y pense Francis Cabrel 1989 A-t-on encore le droit en France de critiquer la politique étrangère de son pays, lorsqu’elle a trait au soutien diplomatique à un état dont les dirigeants sont mis en cause par la communauté internationale pour crimes contre l’humanité ? La question a été posée à la 17ème chambre du tribunal correctionnel de Paris, ce 23 octobre, à l’occasion du procès d’Elias d’Imzalene, jugé pour avoir fait ce que la plupart  des acteurs et actrices de la lutte pour les droits humains font depuis des mois, appeler à l’insurrection des consciences et à la mobilisation contre les massacres en Palestine, lors d’un rassemblement pour la Palestine, souvent en utilisant le mot arabe « Intifada ». Voilà pour les faits. Elias d’Imzalene étant musulman visible, la dramaturgie politique partisane a pris le pas sur le réel depuis plus d’un mois. Plusieurs dizaines d’articles de presse répétitifs ont visé le « fiché S » tout de suite après le rassemblement incriminé, souvent fondés  sur des dénonciations venues de polémistes de Reconquête ou des cercles favorables à la stratégie israélienne. Le ministère de l’Intérieur a cru utile de réagir aux demandes de l’extrême droite, particulièrement déchaînée sur X, en annonçant des poursuites pour des délits passibles de 15 ans…

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Solidaires d’Elias d’Imzalene, pour une intensification de la résistance politique au génocide en Palestine

in Chroniques de la violence brune/islamophobie by

La convocation policière d’Elias d’Imzalene ce mardi 24 septembre s’inscrit dans la suite de dix mois de privation grandissante des libertés politiques en France. Le mouvement contre le génocide en Palestine a été soumis à un régime d’exception dès octobre 2023: la France a été un des seuls pays à interdire d’emblée toute manifestation de solidarité avec les Palestiniens pendant plusieurs semaines, jusqu’à ce que ce diktat soit brisé par des décisions judiciaires. Depuis, le droit de manifester et de s’exprimer pour que cesse le massacre des Palestiniens, commis avec une intention génocidaire clairement énoncée dès octobre par les plus hauts responsables israéliens,  fait l’objet d’ offensives permanentes et coordonnées de l’extrême droite française, des réseaux de propagande du gouvernement israélien en France et du gouvernement français. Ce dernier n’a aucune honte à obéir ouvertement aux campagnes délatrices des caniveaux fascistes contre tel ou telle activiste. Elias d’Imzalene , aujourd’hui visé par le Ministère de l’Intérieur est en effet la cible continue de menaces de mort venues de groupes islamophobes violents assumant leur volonté de commettre des attaques armées, comme le groupe Frdeter dont aucun des membres n’a été inquiété pour les menaces contre Elias d’Imzalene et sa famille. Comme d’autres activistes pour la Palestine, il  a également fait l’objet d’une campagne de presse diffamatoire particulièrement violente de la part de Livre Noir, officine zemmouriste tenue par des requins blancs islamophobes et ultra-libéraux. Parmi leurs invités officiels figure notamment Daniel Conversano, néo-nazi assumé et petite star de la mouvance suprémaciste…

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