"Je n'ai pas vécu la liberté, mais je l'ai écrite sur les murs" (la révolution syrienne)

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Flo Flo

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militant associatif, antifasciste, et contre la haine en ligne

Les morts de chaleur, les responsables politiques et le silence des médias.

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Des morts de chaleur s’accumulent dans les logements, au travail, aux urgences.Le gouvernement organise l’impuissance, protège les propriétaires et les entreprises. Et les médias transforment cette faillite politique en bulletin météo. Une hécatombe historique. Hier, le SAMU de Paris signalait 109 morts en 24h, contre 7 par jour l’année dernière. Vendredi, le SAMU du Nord indiquait une hausse de 78% des appels par rapport au 26 juin 2025. Précisant que contrairement à la canicule de 2003, ce sont des jeunes de 30 à 50 ans, sans antécédents, qui se retrouvent en réanimation. Vendredi, toujours dans le Nord, un agent d’entretien de 33 ans est mort d’un arrêt cardio-respiratoire après un coup de chaleur sur son lieu de travail. Le même jour, les urgences de Metz-Thionville communiquaient une hausse de 40% des appels vers le centre de régulation, et une hausse de 20% des passages aux urgences. Vendredi encore, ce sont les pompes funèbres en Île-de-France qui nous apprennent que les chambres funéraires commencent à saturer. Parmi les témoignages rapportés, « Un Monsieur qui a fait un arrêt cardiaque sur son balcon, une femme retrouvée morte au sol avec un oreiller sous sa tête car elle cherchait un peu de fraîcheur… ». Vendredi toujours, dans les Yvelines, une adolescente de 12 ans décède dans un appartement et son grand frère de 15 ans est retrouvé en hyperthermie. Il faut donc se tourner vers les soignants urgentistes et vers les pompes funèbres pour être informés, sous forme de brèves, de l’hécatombe en…

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Aurillac, cas d’école de l’étouffement des libertés associatives.

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À Aurillac, la tentative d’annulation d’un concert de solidarité avec Gaza dit beaucoup plus qu’un simple conflit local autour d’une salle municipale. Elle révèle la manière dont les libertés associatives sont aujourd’hui fragilisées par la pression administrative, financière et politique. Même invalidée par le tribunal, cette censure à bas bruit reste un signal d’alerte démocratique. De la peur organisée à la liberté surveillée Le pouvoir macroniste nous a progressivement habitués à la perte de nos droits fondamentaux. Avec à chaque fois, la même tactique : effrayer la population par un langage de peur contre un « ennemi de l’intérieur » (terrorisme islamiste, djihadisme, salafisme, frérisme, islam politique, entrisme, séparatisme, barbus, voilés… bref « les musulmans »), transformer la peur en haine pour faire accepter un arsenal juridique qui détricote nos droits fondamentaux. À chaque fois, la même rengaine fallacieuse : « tu préfères ta liberté ou ta sécurité » ? Parmi ces libertés, il y en a une essentielle, qui maille nos vies sociales, politiques et culturelles, c’est la liberté d’association. Une liberté reconnue par la loi 1901, et considérée comme un principe fondamental dans la Constitution française depuis 1971. Comme pour toutes les autres libertés d’expression, cette liberté a fait l’objet d’attaques massives depuis une décennie. Le mandat de François Hollande avait déjà instauré l’Etat d’urgence, le renforcement du pouvoir policier et administratif et la normalisation de mesures exceptionnelles attentatoires aux libertés associatives[i]. On se souvient alors des premières victimes de l’état d’urgence socialiste, et de ses mesures liberticides supposées nous protéger toutes et tous contre le terrorisme…

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Mustafa Çakıcı, héros de Gaza sacrifié sur l’autel de l’islamophobie de gauche

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Le traitement infligé à Mustafa Çakıcı, à son retour de détention israélienne, raconte autre chose qu’un dérapage : il dévoile la mort lente de certaines valeurs que la gauche prétendait défendre. En s’acharnant contre un homme qui venait d’affronter la violence coloniale pour briser le blocus de Gaza, une partie de la gauche a révélé sa propre faillite morale. Réhabiliter Mustafa Çakıcı, c’est lire ce que son histoire dit de nous : notre islamophobie persistante, notre indifférence au génocide des musulmans, et nos réflexes militants incapables de reconnaître un résistant dès lors qu’il ne correspond pas à l’image que nous voulons afficher.   La gauche, la meute et le musulman : la chasse ouverte contre Mustafa Çakıcı Leader français de la flottille de la liberté, Mustafa Çakıcı a navigué jusqu’aux eaux de Gaza pour dénoncer le blocus israélien. Il a mis sa vie en danger, a été arrêté par l’armée israélienne, puis torturé et maltraité en détention – un traitement que plusieurs organisations humanitaires et des médias comme L’Humanité ont décrit pour l’ensemble des membres de la flottille capturés[1][2]. Lorsqu’il revient en France, il a perdu 18 kilos. Il est en état de stress post-traumatique, mais il est debout. Symbole de la résistance pacifique, il est alors porteur d’un message simple : la liberté pour la Palestine, la dignité pour les peuples. Et c’est à ce moment précis que certains médias et une partie de la gauche dite “progressiste” décident de le clouer au pilori[3]. On ne salue pas son…

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Riposte antifasciste : refuser la confusion, nommer l’ennemi

in Prises de positions by

L’inversion des valeurs a longtemps été l’apanage de l’extrême droite : « l’humanisme c’est l’effondrement de la société, le racisme c’est contre les blancs, … » Avec l’islamo-gauchisme, cette inversion des valeurs est devenue le credo de la Macronie et d’une partie de la gauche. Trump dit « le danger c’est antifa ». La Macronie veut dissoudre l’antifascisme. Et à gauche les alliés du pouvoir crient au confusionnisme lorsque l’on dénonce la fascisation de l’Etat français. Voici donc comment se dessine un continuum rose brun qui ne dit pas son nom. Défendre Macron contre Trump. Défendre le macro-lepenisme contre l’antifascisme. Ce texte propose une lecture critique de l’agenda anti-antifasciste de la gauche de gouvernement. Il rappelle les faits marquants de la fascisation à la française. Et il « sonne l’alarme » pour lutter contre l’oppression et défendre toutes ses victimes. Ici et maintenant. 1-La gauche de compromission, alliée du tournant autoritaire macroniste… Ces derniers jours, on entend la gauche de compromission (Place Publique, PS, unionistes) s’en prendre aux antifascistes et à la gauche radicale, et délégitimer notre parole lorsque l’on demande la destitution du régime macroniste pour ce qu’il est : un régime autoritaire qui applique des idées d’extrême-droite. Elle avait déjà amorcé la manoeuvre lors de la campagne de dénigrement du mouvement du 10 septembre, qu’elle avait largement orchestrée et relayée. Il s’agissait alors pour elle de faire taire un mouvement populaire qu’elle ne comprenait pas, et qui échappait à son propre agenda, selon le vieil adage « Maîtriser ou mater ». Cette campagne s’appuyait…

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Marco Koskas, ami des génocidaires là-bas, incitateur au meurtre de gauchistes ici.

in Chroniques de la violence brune/islamophobie/Médias etc./suprémacisme blanc by et

De l’extrême-droite israélienne à l’extrême-droite française, de la haine des musulmans à l’adhésion au génocide des palestiniens, de la plume à la balle, plongée dans l’univers idéologique de Marcos Koskas, celui qui appelle à tuer tout mélenchoniste.   Marco Koskas est un écrivain franco-israélien installé à Tel-Aviv depuis 2012. Il déteste les palestiniens et il le dit sans détour dans Tribune Juive, journal pro-Netanyahou auquel il contribue régulièrement : « Ils déambulent dans nos rues et sur nos plages, sans la moindre inquiétude, les femmes couvertes de la tête au pied comme des momies dans un film gore, et les hommes ventre à l’air, bedonnant et transpirant. »[1]. Au-delà des palestiniens, il hait tous les musulmans « des va-nu-pieds armés de pétoires » vivant dans des « pays pauvres et arriérés ». Pour lui, de la Palestine jusqu’en Afghanistan, ils seraient tous mus par une cruauté intrinsèque et fédérés par une seule chose : « leur xénophobie tribale »[2]. Si son islamophobie s’ancre intellectuellement dans la lecture de Bernard-Henri Lévy, Georges Benssoussan, Houellebeq et Onfray[3], politiquement, Marco Koskas est aussi proche de Netanyahou que de Zemmour. Bien sûr, il reproche à ce dernier d’avoir « dit des conneries sur Pétain » et d’avoir cité Maurras et Barrès. Mais il ajoute aussitôt qu’il ne faut pas le fuir comme la peste. Et surtout il étrille les juifs bien-pensants et bien lotis qui seraient contre Zemmour et ne diraient rien contre « Méluche l’Embrouille », ce pourfendeur des juifs pour plaire aux musulmans. Pour lui, mieux vaut un «…

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La France n’est pas de droite, ce sont les partis qui ne voient plus la gauche !

in Chroniques du déni/Médias etc./Prises de positions by

Le coup de force politique qui a consisté à confier le gouvernement aux deux partis perdants des dernières élections législatives françaises est largement légitimé par une idée simple : la France serait de droite, et donc pas question qu’elle soit gouvernée à gauche. Cette idée est désormais partagée par une partie de la gauche politique, qui renonce à revendiquer un gouvernement issu des urnes en ne censurant pas le gouvernement Bayrou. Et pourtant, cette idée simple est fausse. La France n’est pas de droite. Qu’est-ce que ça change ? Tout ! Pour les stratégies d’alliances ou de compromission (selon) de la gauche politique, et pour la gauche de combat. Les résultats électoraux : une France en trompe l’œil Lorsque l’on déduit des résultats des élections que la France est à droite, on se fourvoie dans les grandes largeurs. Les élections ne sont que la photographie de la frange de la population qui vote, de moins en moins nombreuse et peut-être bientôt minoritaire. Et c’est cette frange de la population qui est à droite, pas la France. Les travaux du chercheur Vincent Tiberj[1] montrent que sur le long terme, le rejet de l’immigration a diminué en France. Le soutien au droit de vote des étrangers est passé de 34% de la population en 1984 à 58% en 2022. 44% des Français considéraient que l’immigration est une source d’enrichissement culturel en 1992, et c’est 76% en 2022. L’idée qu’il y a trop d’immigrés en France est passée de 69% en 1988 à 53% en 2022. Le…

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Cher.e électeur insoumis qui envisage de ne pas faire barrage à Le Pen

in Chroniques de la violence brune by

On a voté pour le même candidat au 1er tour au moins pour une raison commune : contre le néolibéralisme autoritaire, inégalitaire, patriarcal et climaticide de Macron. Pour rejeter l’amplification d’une politique antisociale, la promesse de plus de précarisation pour les classes populaires, la poursuite de la remise en cause des grands piliers de la redistribution des richesses et de la protection des travailleur.ses (sécurité sociale, retraite, droit du travail, syndicats, …) des droits fondamentaux (droit d’expression, de manifestation, liberté de culte, d’association, d’information, équilibre justice/police, …) et des services publics. Pour rejeter aussi des inégalités territoriales qui se traduisent non seulement dans les taux de chômages, mais aussi en nombre de morts COVID. Pour rejeter une politique patriarcale qui nomme à la tête du Ministère de l’Intérieur un militant anti PMA visé par une procédure judiciaire pour viol et harcèlement sexuel. Une politique qui nomme Garde des Sceaux un machiste ennemi déclaré du mouvement #MeToo ou de l’Association contre les Violences faites aux femmes. Pour rejeter une politique climaticide qui a piétiné les accords de Paris, qui a fait condamner l’Etat français pour préjudice écologique, poursuivi les centrales à charbon, rien fait pour limiter les émissions des gaz à effets de serre dues au transport, défendu un modèle agro-industriel productiviste et polluant. Contre tout ça, on a fait front ensemble au 1er tour. De mon côté, je considère que le macronisme n’est pas encore la dictature, pas encore le fascisme, il n’est pas encore question de supprimer physiquement et…

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Avant le premier tour, ne votez pas Le Pen

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Cher.e militant de gauche, Dans une semaine, Le Pen est non seulement donnée gagnante du 1er tour des élections présidentielles, mais elle n’est plus qu’à 1,5% de la Présidence face à Macron au 2nd tour. Zemmour a rempli sa fonction : achever la dédiabolisation de Le Pen (déjà portée par la brochette Macron-Darmanin-Blanquer depuis 5 ans) tout en lui constituant un réservoir de voix pour le 2nd tour et en organisant la passerelle avec les électeurs de la droite traditionnelle. La détestation légitime du Président sortant fait le reste : le « tout sauf Macron » profitera largement au RN. L’hypothèse de la victoire du RN aux présidentielles est donc tout sauf improbable. La France a été tellement sonnée par la violence de la politique de Macron (violence sociale, violence policière, violence raciste, violence pour l’ensemble des droits fondamentaux) que le risque Le Pen est devenu un non sujet. Même à gauche, les camarades sont par avance glacé.es de replonger pour 5 ans de macronisme, mais peu semblent avoir envisagé avec sérieux les conséquences d’une victoire de Le Pen. Mais voilà, les intentions de vote pour Mélenchon sont en hausse, le plaçant même à 3% de Le Pen dans 2 récents sondages (24 et 26 mars). 3%, c’est un écart qu’il est possible de réduire, alors pour moi c’est acté, je ferai barrage à Le Pen dès le 1er tour en votant Mélenchon. Et je vois de nombreux militants antifascistes autour de moi s’apprêter à voter LFI malgré nos profonds…

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Face aux différents visages du darwinisme social, pour une politique sanitaire de gauche en période de pandémie

in Chroniques du déni by

Face aux différents visages du darwinisme social, pour une politique sanitaire de gauche en période de pandémie. Préambule Dans une situation sanitaire totalement inédite, de nouvelles idéologies et comportements collectifs mortifères apparaissent et se diffusent sur les réseaux sociaux et ailleurs. En influençant notre lecture du monde et les décisions publiques, ils ont une conséquence concrète et dangereuse sur la vie des gens, et en général des plus fragiles. Nommer et comprendre ces phénomènes émergents est utile pour en combattre les effets néfastes. Face à eux, la pandémie est aussi l’occasion de penser, enfin, une véritable politique sanitaire de gauche. SAISON 1 – Rassurisme et loi de la nature Le rassurisme est cette posture qui considère que le virus n’est pas si grave, et qu’on en ferait déjà assez, voire trop. Il s’accompagne d’une forte capacité à accepter le sacrifice d’une partie de la population. Et il place plus de valeur dans les libertés collectives que dans la protection des personnes fragiles. Dès le début de la pandémie, les partisan.e.s du rassurisme s’opposent à toute mesure barrière. Pour iels, il ne faut surtout pas freiner la vie sociale, ne surtout pas changer nos habitudes. Le confinement d’avant les masques, puis le port du masque, puis la limitation des réunions publiques : tout cela n’est perçu que comme restriction des libertés, ce que c’est, mais sans considération pour les vies que ces mesures ont pu sauver. Pour comprendre le rassurisme, il faut le situer dans les différents courants idéologiques qui le…

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Pierre Rabhi, quelques rappels

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Face au déferlement des hommages issus de la gauche sur les réseaux sociaux à l’occasion de la disparition de Pierre Rabhi, il semble utile de rappeler les inspirations du personnage et de décrypter son « modèle » philosophique, politique et agricole. Un personnage et un « modèle » comme une seule imposture, aux antipodes des valeurs des Lumières, de progressisme, d’humanisme, et d’émancipation du système capitaliste, patriarcal et colonial. 1-Pierre Rabhi était contre le mariage pour tous, considérant les homosexuels et les familles homoparentales comme anormales. “La validation de la famille homosexuelle est “dangereuse pour l’avenir de l’humanité”, car “par définition inféconde” (« Pierre Rabhi, semeur d’espoirs », 2013). Dans un entretien à Reporterre (2013), il comparera la PMA à l’agriculture chimique… Il déclare sur RCF (2014) que « pour qu’il y ait procréation, il faut mâle et femelle (…). Une chèvre a besoin d’un bouc, la vache a besoin d’un taureau. Donc ça c’est une loi invariable à laquelle même les homosexuels doivent leur propre existence. » Et à propos des enfants de couples homosexuels, à propos des enfants élevés par des couples homosexuels : « C’est à dire qu’il risque d’être mis devant un fait accompli d’avoir deux papas et deux mamans et de n’être pas dans ce qu’on appelle la norme. Et quand on dit la norme c’est la norme, on ne peut pas tourner autour du pot, il ne peut pas y avoir de procréation sans un homme et une femme. ». On ne sera donc…

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