"Je n'ai pas vécu la liberté, mais je l'ai écrite sur les murs" (la révolution syrienne)

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Douffie Sphrinzel

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Douffie Sphrinzel
Quelque part entre l’islamo-gauchisme, le judéo-bolchevisme, le féminisme, fredonne l’Internationale dans le plus de langues possibles.

Féminisme et religion : contre les discours essentialistes, réinjecter de la pluralité

in Féminisme/Religions by

L’obsession sur le voile traverse la société et tout le spectre politique : on brandit le féminisme comme un épouvantail, là où il n’y a bien souvent rien d’autre que de la pure islamophobie. Le niveau de toxicité autour de ce débat est tel qu’il en devient très délicat pour des voix réellement progressistes (de tous bords) de s’exprimer sans être récupérées d’un côté ou de l’autre. Pourtant, la question du conflit entre les combats progressistes avec la religion est tout à fait légitime, pour toutes les religions : historiquement, elles ont  institutionnalisé des formes diverses de misogynie et d’homophobie. En fait, démêler les liens et les conflits entre féminisme et religion est un sujet très complexe à propos duquel il existe toute une série de réflexions. Mais en-dehors de cercles très restreints, quand on en parle dans le débat public, c’est presque toujours grossièrement simplifié.     Déjà quand on parle de féminisme en général, religion ou pas, c’est souvent d’une façon très essentialisante. Comme s’il y avait une unique façon d’être féministe, un choix de vie féministe, un dress-code féministe. C’est un biais qui touche beaucoup de monde, à droite mais aussi à gauche. Or, le féminisme, ça peut prendre des formes très différentes. Des combats iconiques du féminisme, comme la défense du droit à l’avortement, à des combats qui sont moins souvent perçus comme féministes mais qui le sont bel et bien. Quand on défend des droits sociaux de base, par exemple, on aide concrètement beaucoup de…

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The Egyptian elections or the two days that shook nothing

in English/Révolution by &

In March 2018, Sisi has been « re-elected » with 97% of votes. While Moubarak (in power from 1981 to 2011), used to fake democratic elections, Sisi (in power since the 2013 military coup), doesn’t even seem to care about looking like anything else than a tyran. With Trump in power, with the absence of reaction from the international community to the crimes of Assad and Poutine in Syria, the regional context allows for such a political disaster. The Egyptian elections are, to this regard, a manifestation of the brutality of the counter-revolution.

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